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Egypte : le Parquet étudie un transfert de Moubarak dans une prison

jeudi 21 avril 2011, par La Rédaction

Le Parquet général égyptien a annoncé jeudi dans un communiqué qu’il étudiait un éventuel transfert de Hosni Moubarak dans une prison ou un hôpital carcéral, si l’état de santé de l’ancien président le permet.
Le Procureur général, Abdel Meguid Mahmoud, a chargé une équipe menée par le chef des médecins légistes de se rendre à l’hôpital de Charm el-Cheikh, où se trouve actuellement M. Moubarak, "pour évaluer son état de santé et la possibilité de le transférer à la prison de Tora (au Caire) pour qu’il y passe sa détention ou à l’hôpital de la prison".
M. Mahmoud a en outre demandé à la même équipe "d’évaluer l’équipement (dans l’hôpital de la prison de Tora) et de procéder aux préparatifs nécessaires (...) pour que l’ex-président Hosni Moubarak puisse passer sa période de détention dans cet hôpital".
Chassé du pouvoir par la rue le 11 février après trois décennies à la tête du pays, M. Moubarak, 82 ans, a été hospitalisé le 12 avril après un interrogatoire dans le cadre d’une enquête sur la répression des manifestations de janvier et février, qui a fait 846 morts selon un bilan officiel.
Actuellement à l’hôpital international de Charm el-Cheikh, la station balnéaire sur la mer Rouge où il était en résidence surveillée, M. Moubarak a été placé en détention provisoire pour 15 jours dans le cadre de l’enquête. Il fait aussi l’objet d’une autre enquête pour des affaires de corruption.
La justice avait demandé au ministère de l’Intérieur le transfert de l’ancien président dans l’hôpital de la prison de Tora au Caire, où se trouvent déjà ses fils Alaa et Gamal, incarcérés pour 15 jours dans le cadre de la même enquête, ainsi que d’anciens ministres et hauts responsables du régime.
Mais le ministère de l’Intérieur a jugé que l’hôpital de la prison n’était pas suffisamment équipé pour faire face à une dégradation rapide de l’état de santé de M. Moubarak.
Selon un membre d’une commission d’enquête sur les violences, M. Moubarak a été complice des violences meurtrières contre les manifestations anti-régime.
Pour utiliser des balles réelles contre les manifestants, "il est nécessaire d’avoir au préalable l’autorisation de Moubarak. Les tirs ont duré plusieurs jours", et leurs auteurs n’ont pas été sanctionnés, a expliqué le juge Omar Marwane, secrétaire général de la commission d’enquête établie avant le départ du président déchu.
"Cela confirme son implication et sa responsabilité", a-t-il souligné.

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Un tribunal décide la suppression du nom de Moubarak des lieux publics d’Egypte
Un tribunal du Caire a ordonné jeudi la suppression des noms du président déchu Hosni Moubarak et de son épouse Suzanne de tous les lieux publics et institutions en Egypte.
La décision, annoncée par le juge Mohammed Hassan Omar, concerne des centaines de stations de métro, écoles, rues, places ou bibliothèques à travers le pays. Le ministre des Transports Atef Abdel-Hamid a réagi en annonçant que le nom du président chassé du pouvoir le 11 février disparaîtrait des lieux dépendant du ministère, dont la station de métro place Ramsès au centre du Caire.
Agé de 82 ans, Hosni Moubarak est hospitalisé depuis le 12 avril à Charm-el-Cheikh pour des problèmes cardiaques. Il a été placé en détention provisoire pendant 15 jours dans le cadre d’une enquête portant sur des accusations de détournement de fonds publics et de corruption, ainsi que sur les violences commises pendant le soulèvement qui a entraîné sa chute.

(Jeudi, 21 avril 2011 - Avec les agences de presse)

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