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Yémen : le parti présidentiel accepte le départ de Saleh

dimanche 24 avril 2011, par La Rédaction

Le Congrès populaire général (CPG), le parti du président du Yémen Ali Abdallah Saleh, a accepté, samedi 23 avril, le plan de sortie de crise présenté par les monarchies du Golfe. Celui-ci prévoit un départ d’ici quelques semaines du président Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans.
L’opposition parlementaire, le Front commun, avait accepté, un peu plus tôt dans la journée de samedi, ce plan du Conseil de coopération du Golfe (CCG), à l’exception d’un point prévoyant la formation d’un gouvernement d’union nationale avec la participation de M. Saleh.
Vendredi, M. Saleh, dont le mandat court jusqu’en 2013, avait affirmé qu’il accueillait favorablement ce plan, mais répété qu’il ne cèderait le pouvoir que dans le cadre d’un processus ordonné et constitutionnel.
Pour sortir de la crise, le CCG a proposé la formation d’un gouvernement d’union nationale, puis un transfert des prérogatives par le chef de l’Etat au vice-président et un arrêt des manifestations.
Le président devrait ensuite présenter sa démission dans les 30 jours, et une élection présidentielle aurait lieu 60 jours plus tard.
Le plan prévoit un transfert du pouvoir en trois mois. Les six Etats membres du CCG, alliance régionale militaire et politique, proposent au président Saleh de remettre les rênes du pays à son vice-président un mois après la signature d’un accord.
Un responsable de l’opposition est censé prendre la tête d’un gouvernement intérimaire chargé de préparer une élection présidentielle deux mois plus tard.
Le projet accorde l’immunité à Saleh, à sa famille et à ses conseillers, qui ne pourraient pas faire l’objet de poursuites judiciaires comme le réclament leurs adversaires. Cette question posait problème jusqu’ici. Mais la coalition des partis d’opposition qui réclame le départ de Saleh semble s’y être pliée.
Mohammed Kahtan, porte-parole de l’opposition, a déclaré à la chaîne Al Jazira que la confiance nécessaire faisait défaut pour la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Mais il a clairement fait comprendre que l’opposition n’y voyait pas un obstacle majeur à la mise en oeuvre du plan. "Le vice-président prendra la relève pendant une certaine période, ensuite nous verrons ce qui se passe", a-t-il dit.
La Maison Blanche a aussitôt salué le plan proposé et pressé toutes les parties de mettre en oeuvre "rapidement" la transition politique. "Nous applaudissons les annonces par le gouvernement yéménite et l’opposition qu’ils acceptent l’initiative du CCG pour sortir de la crise politique pacifiquement et de manière ordonnée", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney dans un communiqué.
Les Etats-Unis, qui ont été impliqués en même temps que des pays européens dans les tractations en vue d’un règlement de la crise, avait pressé M. Saleh, leur allié dans la lutte antiterroriste, d’entamer "immédiatement" la transition politique.
Des manifestations inspirées des soulèvements qui ont renversé les dirigeants de la Tunisie et de l’Egypte se poursuivent presque chaque jour depuis plus de deux mois au Yémen, mobilisant des dizaines de milliers de personnes qui dénoncent une pauvreté endémique et la corruption ambiante.
Des dizaines de contestataires ont été tués depuis le début des troubles.

(Dimanche, 24 avril 2011 - Avec les agences de presse)

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