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Tunisie : la période d’exclusion des anciens responsables ramenée à 10 ans

mercredi 27 avril 2011, par La Rédaction

Le gouvernement provisoire tunisien a décidé de limiter à 10 ans la période durant laquelle les responsables du régime Ben Ali seront interdits de candidature aux élections, a annoncé mardi le premier ministre Béji Caïd Essebsi.

Un projet de nouveau code électoral, adopté il y a environ deux semaines par la Haute commission consultative chargée des réformes politiques et de la transition démocratique, proposait d’étendre la période d’exclusion des anciens responsables à 23 ans -soit depuis l’accession au pouvoir de l’ex-président, qui a fui le 14 janvier en Arabie Saoudite.

"Nous avons jugé après mûre réflexion que la proposition sétalant sur 23 ans n’était pas raisonnable et reviendrait à mettre hors circuit près de la moitié du peuple tunisien", a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse.

Selon lui, la décision du gouvernement "va dans le sens de l’esprit du Tunisien fondé sur la modération, la tolérance et le juste milieu".

D’autant, a-t-il dit, que "de nombreux responsables ont été réprimés par le régime Ben Ali et que d’autres connus pour leur militantisme pour la défense des droits de l’Homme et qui ont assumé des fonctions au début de l’ère Ben Ali en seraient injustement affectés".

Il a précisé qu’une liste des personnes devant être exclues sera fixée par un décret-loi du président par intérim Fouad Mébazzaâ.

Il a cité les membres du cabinet de Ben Ali et ses conseillers et tous ceux qui dans la sphère présidentielle ont participé à la prise des décisions. Il a également mentionné les personnes qui ont assumé des responsabilités au sein de l’ex-parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) qui écrasait de tout son poids la scène politique tunisienne.

Le premier ministre tunisien a, en revanche, fait état du maintien de la parité hommes/femmes dans les listes pour le scrutin prévu le 24 juillet en vue de l’élection d’une assemblée constituante, une mesure qu’il a qualifiée de "révolutionnaire".

La proposition paritaire faite dans ce sens par la haute commission avait été jugée dans un premier temps "irréaliste" et pouvant léser bon nombre des plus de 50 partis légaux, la plupart étant de création récente.

(Mercredi, 27 avril 2011 - Avec les agences de presse)

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