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Accord Fatah-Hamas : Lieberman menace de prendre des mesures de rétorsion

jeudi 28 avril 2011, par La Rédaction

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a menacé jeudi l’Autorité palestinienne d’un "vaste arsenal de mesures" de rétorsion à la suite d’un accord conclu la veille entre le Fatah et le Hamas.
"Avec cet accord une ligne rouge a été franchie (...) nous disposons d’un vaste arsenal de mesures telles que la suppression du statut de VIP pour Abou Mazen (Mahmoud Abbas, le président palestinien) et Salam Fayyad (le Premier ministre palestinien) ce qui ne leur permettrait plus de circuler librement" en Cisjordanie, a affirmé M. Lieberman à la radio militaire.
"Nous pourrions également geler le transfert des impôts prélevés par Israël pour le compte de l’Autorité palestinienne", a ajouté le chef de la diplomatie.
Après plus d’un an et demi de discussions infructueuses, des délégations du Hamas et du Fatah réunies mercredi au Caire ont conclu un accord pour la formation d’un gouvernement transitoire d’indépendants, en vue d’élections présidentielle et législatives d’ici un an.
Réagissant à chaud, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait réaffirmé dès mercredi soir que Mahmoud Abbas devait "choisir entre la paix avec Israël et la paix avec le Hamas", qui contrôle la bande de Gaza.
Selon M. Lieberman, cet accord va se traduire par la "libération de centaines de terroristes du Hamas détenus par l’Autorité palestinienne en Judée-Samarie (Cisjordanie)".
M. Lieberman a également estimé que les élections prévues par l’accord permettraient au Hamas "de prendre le contrôle de Judée-Samarie".
"Nous espérons que toute la communauté internationale maintiendra les conditions posées par le Quartette (Etats-Unis, Union européenne, Russie, ONU) aux Palestiniens, à savoir : l’arrêt des violences, la reconnaissance d’Israël et des accords conclus dans le passé alors que le Hamas n’accepte aucune de ces conditions".
Le ministre de la Défense Ehud Barak a pour sa part affirmé à la radio que "les derniers événements ne font que renforcer la nécessité de compter uniquement sur nous-mêmes". "L’armée et les services de sécurité useront d’une main de fer pour faire face à toute menace et tout défi", a prévenu M. Barak.
En revanche Haïm Ramon, un des dirigeants de Kadima, le principal parti d’opposition centriste a appelé le Premier ministre à présenter un plan de paix. "Le statu quo est une catastrophe d’un point de vue politique et sécuritaire pour nous, si Israël ne lance pas une initiative politique, le Quartette reconnaîtra en fin de compte le Hamas".
"Israël doit proclamer qu’il va quitter les territoires (palestiniens), mais gardera les blocs de colonies (en Cisjordanie) avec comme compensation un échange de territoires. Présenter une initiative lèvera la menace d’un isolement international", a ajouté M. Ramon.
A plusieurs reprises ces derniers mois, les responsables militaires israéliens s’étaient déclarés satisfaits de la coopération des services de sécurité de l’Autorité palestinienne.
Selon un responsable du Hamas en Cisjordanie qui a requis l’anonymat, "un peu plus d’une centaine" de membres du mouvement islamiste sont actuellement détenus par l’Autorité palestinienne.

(Jeudi, 28 avril 2011 - Avec les agences de presse)

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