Al-Oufok

Site du Mouvement Démocratique Arabe

Accueil > Libye > Les rebelles libyens réclament un prêt de 3 milliards de dollars

Les rebelles libyens réclament un prêt de 3 milliards de dollars

mardi 3 mai 2011, par La Rédaction

Les rebelles libyens ont prévenu mardi que leur économie risquait de s’effondrer d’ici juin si la France, l’Italie et les États-Unis ne leur accordaient pas un crédit de 3 milliards de dollars garanti par les fonds gelés du dirigeant libyen Muammar Kadhafi.
"Les liquidités dont nous disposons dans le pays vont probablement suffire pour trois mois, quatre mois tout au plus", a déclaré Ali Tarhoni, chargé de l’économie et du pétrole au sein du Conseil national de transition (CNT), organe politique des rebelles qui contrôlent l’Est libyen. "Je pense que si nous obtenons des lignes de crédit de nos amis en France, en Italie et aux États-Unis, ça ira", a-t-il dit devant les journalistes dans la ville de Benghazi, fief des rebelles dans l’est de la Libye, précisant avoir "besoin de deux à trois milliards de dollars". Cela permettrait au CNT de couvrir les prochains trois à quatre mois, a-t-il souligné.
Ali Tarhoni a souligné qu’il y avait besoin de 50 à 100 millions de dinars libyens (75-150 millions de dollars) par jour pour payer la nourriture et les soins médicaux des blessés du conflit ainsi que les salaires des fonctionnaires dont dépendent de nombreuses personnes. Selon lui, un consensus avait été atteint entre les rebelles et les puissances étrangères avec qui les représentants de la rébellion doivent se réunir à Rome, jeudi, dans le cadre des travaux du groupe de contact, pour mettre en place un mécanisme afin d’ouvrir les lignes de crédit. Les dirigeants de la rébellion ne cherchent plus à obtenir que les fonds du colonel Kadhafi soient débloqués et versés au CNT, mais ils souhaitent l’octroi de crédits par les pays dans lesquels ces fonds ont été gelés. "Le consensus est qu’il y aura des lignes de crédit garanties par ces fonds", a-t-il dit, ajoutant que le consensus serait formalisé à la réunion de Rome.
Ali Tarhoni n’a pas précisé si les trois pays avaient accepté d’accorder le prêt de trois milliards de dollars aux rebelles libyens, estimant à 165 milliards de dollars les fonds gelés du dirigeant libyen à travers le monde. Il a, d’autre part, indiqué que les rebelles n’envisageaient pas de reprendre les exportations de pétrole et que leur priorité pour le moment était de protéger les installations pétrolières. "J’attends un point sur toutes les installations pétrolières" dans la région tenue par la rébellion, a-t-il déclaré, assurant : "La première priorité est de protéger les installations, et non pas de produire."
Ali Tarhoni avait affirmé en mars que d’importants champs pétroliers produisant de 100 000 à 130 000 barils par jour étaient situés dans la zone sous leur contrôle. La Libye, membre de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep), exportait en temps normal 1,49 million de barils par jour, en majeure partie (85 %) vers l’Europe, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Mais sa production a fortement chuté après le début de la révolte, le 15 février. De petits chargements de pétrole avaient été exportés du territoire sous contrôle rebelle ces deux derniers mois. L’Italie a affirmé en avril que la vente de pétrole par les rebelles, pour leur permettre de financer leur lutte contre les forces du dirigeant contesté Muammar Kadhafi, figurerait à l’ordre du jour de la réunion du groupe de contact sur la Libye prévue jeudi.

(Mardi, 03 mai 2011 - Avec les agences de presse)

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
<A href="http://www.aloufok.net/spip.php?article2">http://www.aloufok.net/spip.php?article2