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Signature d’un accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas

mercredi 4 mai 2011, par La Rédaction

Les Palestiniens ont décidé de "tourner pour l’éternité la page noire de la division", a déclaré, mercredi, le président palestinien Mahmud Abbas aux côtés du chef du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal, lors d’une cérémonie de réconciliation au Caire entre le Fatah et le Hamas. La dernière rencontre entre les deux frères ennemis remonte à avril 2007, quelques semaines avant la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas.
"Nous sommes certains de réussir tant que nous serons unis (...), la réconciliation ouvre la voie non seulement à la remise en ordre de la maison palestinienne, mais aussi à une paix juste", a ajouté Mahmoud Abbas, en présence du secrétaire général de la Ligue arabe et de hauts responsables égyptiens ainsi que de représentants des différentes factions palestiniennes.
Le président palestinien a, par ailleurs, déclaré que le Premier ministre israélien, fermement opposé à l’accord interpalestinien devait "choisir entre la colonisation et la paix". Benyamin Netanyahou avait appelé Mahmud Abbas à renoncer à l’accord avec le Hamas et à "choisir la paix avec Israël". Le président palestinien a accusé Israël de se servir "de la fin de la division (du camp palestinien) comme d’une excuse pour éviter des discussions de paix".
Intervenant à son tour, Khaled Mechaal, chef en exil du Hamas, a affirmé : "Notre unique combat est contre Israël", assurant en même temps que le temps de la division entre Palestiniens était "derrière nous". Il a souligné que son mouvement allait oeuvrer pour parvenir à "l’objectif national palestinien" qui est d’établir en État souverain dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Le Hamas souhaite l’"établissement d’un État palestinien indépendant et souverain en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avec Jérusalem pour capitale, sans renoncer au droit au retour", a-t-il expliqué.
La cérémonie s’est ouverte en présence notamment de Amr Moussa et des deux responsables égyptiens les plus impliqués dans la médiation, le ministre des Affaires étrangères Nabil al-Arabi et le chef des renseignements Mourad Mouafi. Trois députés arabes israéliens ont assisté à cette rencontre.
L’accord, annoncé la semaine dernière et signé par toutes les factions mardi au Caire après un an et demi de tractations, prévoit la formation d’un gouvernement d’indépendant pour préparer des élections présidentielle et législatives simultanées dans un délai d’un an. Il est vivement critiqué par Israël qui y voit un renforcement du Hamas, que l’État hébreu considère comme une organisation terroriste. Un ministre israélien l’a qualifié mercredi de "poudre aux yeux".

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Les Palestiniens tournent "la page noire de la division"

Les dirigeants du Fatah et du Hamas ont conclu mercredi au Caire un accord de réconciliation visant à mettre fin à quatre ans de rivalité, parfois violente, entre les deux organisations palestiniennes.
"Nous avons tourné à jamais la page noire de la division", s’est félicité Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, lors de la cérémonie organisée dans la capitale égyptienne pour la signature de l’accord.
"Nous annonçons la bonne nouvelle en Egypte, pays qui a toujours assumé ses responsabilités nationales et historiques à l’égard des Palestiniens. Nous sommes maintenant réunis pour proclamer notre désir d’unité", a-t-il ajouté.
Un incident protocolaire est toutefois venu perturber l’événement. Il s’agissait de savoir si Khaled Méchaal, chef de file du Hamas, devait s’asseoir sur le podium aux côtés de Mahmoud Abbas, ou plus bas, parmi les délégués palestiniens.
"La querelle a duré toute la nuit, mais il semble que Méchaal ait accepté de ne pas être sur le podium pour ne pas compromettre les célébrations", a-t-on déclaré de source palestinienne au Caire.
Le leader du mouvement islamiste est finalement monté sur le podium pour prononcer son discours après celui du président de l’Autorité palestinienne.
"Il s’agit d’un moment historique qui traduit le réel désir des Palestiniens. Le peuple a pris l’initiative pour retrouver son unité", a quant à lui souligné Mourad Mouafi, chef des services de renseignement égyptiens, qui ont joué les médiateurs.
Nabil Chaath, membre de la direction du Fatah de Mahmoud Abbas, avait annoncé la signature de l’accord avant même la cérémonie. Selon Nabil Abou Rdaïnah, le texte a été signé par Azzam al Ahmad pour le Fatah et par Moussa Abou Marzouk pour le Hamas. On ignore pourquoi Mahmoud Abbas et Khaled Méchaal ne l’ont pas fait eux-mêmes.
L’accord, annoncé le 27 avril au Caire, prévoit la formation d’un gouvernement intérimaire composé d’experts sans étiquette et la tenue d’élections dans le courant de l’année en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, dont le Hamas s’est emparé par les armes en juin 2007.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a depuis sommé le Fatah de choisir entre la paix et le Hamas, dont la charte prône toujours la destruction de l’Etat hébreu, et a suspendu le versement des taxes collectées au nom de l’Autorité palestinienne.
Reçu mercredi à Londres, il a parlé de "coup terrible porté au processus de paix et de grande victoire pour le terrorisme". Benjamin Netanyahu est attendu jeudi à Paris.
Les Etats-Unis, qui considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, ont quant à eux réagi avec prudence.
Le département d’Etat a fait savoir lundi qu’Hillary Clinton s’était entretenue avec Salam Fayyad, chef du gouvernement palestinien, et avec son homologue israélien.
"Si un nouveau gouvernement palestinien est formé, nous évaluerons cela suivant sa composition", a par ailleurs déclaré Mark Toner, porte-parole du département d’Etat, rappelant que le Hamas devait renoncer à la violence, reconnaître le droit à l’existence d’Israël et les accords conclus dans le cadre du processus de paix.

(Mercredi, 04 mai 2011 - Avec les agences de presse)

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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