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Un coup d’Etat redouté si les islamistes l’emportent en Tunisie

jeudi 5 mai 2011, par La Rédaction

Les partisans du président tunisien renversé Zine Ben Ali risquent de provoquer un coup d’Etat si des islamistes remportent des élections démocratiques, a affirmé jeudi l’ancien ministre de l’Intérieur, Farhat Rajhi.
Le principal mouvement islamiste de Tunisie, Ennahda, interdit sous Ben Ali, a annoncé qu’il se présenterait aux élections législatives prévues le 23 juillet, après 23 ans d’un régime autocratique.
Des observateurs estiment qu’il pourrait faire un bon score, en particulier dans le Sud conservateur où la pauvreté et le chômage provoquent de profondes frustrations.
La chute de Ben Ali, en janvier, a réveillé des tensions entre pro et anti-islamistes.
"Si Ennahda prend le pouvoir, il y aura un coup d’Etat", a déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook Farhat Rajhi, brièvement nommé ministre de l’Intérieur peu après la "révolution de jasmin".
"Les gens de la côte ne sont pas disposés à céder le pouvoir et si les élections ne vont pas dans leur sens, il y aura un coup d’Etat", a-t-il prédit.
"Les gens de la côte" sont une référence aux partisans de Ben Ali basés autour de Sousse, la ville de l’ancien président.
Ben Ali a quant à lui trouvé refuge en janvier en Arabie saoudite, avec son épouse.
Rajhi est considéré comme une personnalité relativement indépendante et un observateur avisé de la politique tunisienne. Mais des responsables d’Ennahda ont jugé un coup d’Etat peu probable.
"Nous n’avons pas encore de position officielle sur la déclaration de M. Rajhi, mais je peux vous dire que nous faisons confiance à tous les éléments de l’Etat et à la population pour qu’ils respectent la volonté du peuple", a déclaré à Reuters Nourdine Bhiri, membre du bureau exécutif d’Ennahda.
Un autre responsable d’Ennahda, Ajmi Ourimi, a déclaré à la radio tunisienne : "Le général Rachid Ammar (chef d’état-major) a promis au peuple tunisien qu’il protégerait la révolution et nous avons confiance que tout se déroulera dans un environnement paisible".
Les élections du 23 juillet permettront de désigner une assemblée constituante.
Rajhi a été nommé ministre de l’Intérieur peu après la révolution et il a été remplacé en mars dans le cadre d’un nouveau remaniement du gouvernement provisoire.

(Jeudi, 05 mai 2011 - Avec les agences de presse)

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