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Le Hamas espère une reconnaissance des pays occidentaux

jeudi 5 mai 2011, par La Rédaction

Après avoir scellé une réconciliation historique avec son rival du Fatah, le Hamas estime que les pays occidentaux ne peuvent plus l’ignorer et attend d’eux qu’ils mettent fin à l’ostracisme envers le mouvement islamiste au pouvoir à Gaza. "Nous faisons désormais partie de la légitimité palestinienne. Le Hamas a trop souffert de la division", déclare Ghazi Hammad, un dirigeant du Hamas à Gaza. "Le Hamas veut rejoindre l’OLP", l’Organisation de libération de la Palestine, ajoute-t-il. L’OLP, dirigée par le chef du Fatah Mahmoud Abbas et reconnue internationalement comme le "représentant légitime" du peuple palestinien, a elle-même reconnu officiellement Israël en 1993.
"Le Hamas va ouvrir la porte à la communauté internationale afin d’engager un dialogue et qu’on nous comprenne mieux", explique Ghazi Hammad, vice-ministre des Affaires étrangères du gouvernement Hamas, lors d’un entretien à Gaza. "La politique d’isolement contre le Hamas n’apportera pas la stabilité dans cette région. Il ne faut pas l’acculer dans un coin. La communauté internationale ne doit pas utiliser l’arme de l’assistance et de l’aide contre lui", prévient Ghazi Hammad. "Le Hamas fait partie de la maison palestinienne", rappelle-t-il.
L’accord de réconciliation entre le Hamas, dirigé par Khaled Mechaal, et le Fatah, conclu cette semaine sous les auspices de l’Égypte, a été dénoncé par Israël qui, comme Washington et Bruxelles, considère le mouvement islamiste comme "une organisation terroriste". Parmi les principales accusations à l’encontre du Hamas : l’appel à la destruction d’Israël figure dans sa charte publiée en 1988.
"La charte n’est pas le Coran. Elle n’est pas la seule référence du Hamas", affirme Ghazi Hammad, considéré comme un modéré au sein du mouvement, en pointant "les nombreux changements positifs" survenus dans la politique du Hamas depuis sa participation et sa victoire aux élections législatives palestiniennes de 2006. "La communauté internationale ne peut pas ignorer ces changements", insiste-t-il, en mentionnant l’arrêt des attentats-suicides en Israël et la trêve rétablie par le Hamas dans la bande de Gaza après la flambée de violences des derniers mois.
Lors de la cérémonie de réconciliation mercredi au Caire, Khaled Mechaal a déclaré que le Hamas souhaitait l’"établissement d’un État palestinien indépendant et souverain en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avec Jérusalem pour capitale", ce qui revient à réclamer un État sur les lignes de juin 1967, base des négociations aux yeux de la communauté internationale. Sans aller jusqu’à une reconnaissance d’Israël, cette revendication - qui n’est pas nouvelle mais n’avait jamais été exprimée aussi publiquement - laisse supposer que le mouvement, dont le programme officiel est la "libération de la Palestine" de la Méditerranée au Jourdain, s’accommoderait, au moins pour un temps, de l’existence de l’État hébreu.
Au Caire, Khaled Mechaal, qui vit en exil à Damas, s’est aussi dit "prêt (...) à donner une chance supplémentaire à la paix" après l’échec de toutes les négociations israélo-palestiniennes depuis la conférence de Madrid en 1991. "Il existe maintenant une occasion en or. En ce qui concerne le processus de paix (bloqué depuis septembre) : je ne suis pas contre le fait que notre cause puisse aboutir pacifiquement. Mais nous avons besoin de signes positifs d’Israël", plaide Ghazi Hammad.
L’accord de réconciliation prend acte de l’échec des pourparlers de paix avec Israël, une question qui divisait le Hamas, hostile aux négociations, et le Fatah.

(Jeudi, 05 mai 2011 - Avec les agences de presse)

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