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Fillon reçoit Netanyahu à Matignon au lendemain d’un entretien avec Sarkozy

vendredi 6 mai 2011, par La Rédaction

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a été reçu vendredi matin par son homologue français François Fillon, au lendemain d’une rencontre avec Nicolas Sarkozy au cours de laquelle il a rejeté tout "diktat de l’ONU" sur la reconnaissance d’un Etat palestinien.
MM. Fillon et Netanyahu se sont entretenus vendredi matin à l’hôtel de Matignon durant environ 45 minutes, a constaté un journaliste de l’AFP.
Ils n’ont pas souhaité faire de déclaration à l’issue de leur rencontre.
La veille, le Premier ministre israélien, en tournée à Londres et à Paris, avait rejeté tout "diktat de l’ONU" sur la reconnaissance d’un Etat palestinien et assuré que Nicolas Sarkozy soutenait la revendication, essentielle pour lui, qu’Israël soit reconnu comme "l’Etat du peuple juif".
Le processus de paix étant bloqué depuis l’échec de la conférence de Washington en septembre dernier, les Palestiniens veulent proclamer leur Etat en septembre à l’Assemblée générale de l’ONU, date butoir retenue par la communauté internationale pour la signature d’un accord israélo-palestinien.
Dans un entretien paru mercredi dans l’hebdomadaire L’Express, Nicolas Sarkozy a laissé entendre que la France pourrait reconnaître l’Etat palestinien à l’automne en assurant qu’elle "prendra ses responsabilités" si le processus de paix n’est pas relancé d’ici là.

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Netanyahou : Sarkozy veut que les Palestiniens reconnaissent Israël comme l’État du peuple juif

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a rejeté jeudi à Paris tout "diktat de l’ONU" sur la reconnaissance d’un État palestinien et a assuré que Nicolas Sarkozy soutenait la revendication, essentielle pour lui, qu’Israël soit reconnu comme "l’État du peuple juif". "Une recherche sérieuse de la paix ne peut intervenir que par la négociation, par la négociation entre Israël et les Palestiniens, pas à travers un diktat de l’ONU", a déclaré Benyamin Netanyahou à la presse à l’issue d’un entretien avec le président français jeudi au palais de l’Élysée.
Le processus de paix étant bloqué depuis l’échec de la conférence de Washington en septembre dernier, les Palestiniens veulent proclamer leur État en septembre à l’Assemblée générale de l’ONU, date butoir retenue par la communauté internationale pour la signature d’un accord israélo-palestinien. "La première question est de savoir s’il peut y avoir une majorité automatique au sein de l’ONU, la réponse est oui. Ils peuvent dire que la terre est plate, ils peuvent adopter" cette décision, a poursuivi le Premier ministre.
Les Palestiniens ont l’intention de porter la création et la reconnaissance de leur État devant l’ONU, d’abord au Conseil de sécurité, où ils s’attendent à un veto américain, puis à l’Assemblée générale, où les grandes puissances ne disposent pas de droit de veto. Dans un entretien paru mercredi dans l’hebdomadaire L’Express, Nicolas Sarkozy a laissé entendre que la France pourrait reconnaître l’État palestinien à l’automne en assurant qu’elle "prendra ses responsabilités" si le processus de paix n’est pas relancé d’ici là. La France, qui veut convaincre Israël que "le statu quo n’est pas tenable" voudrait transformer fin juin à Paris une conférence des donateurs sur le futur État palestinien en une relance du processus de paix. Paris estime qu’il faudra avoir tout essayé avant d’en arriver éventuellement à l’automne à une reconnaissance unilatérale de l’État palestinien.
Benyamin Netanyahou a en revanche assuré qu’il avait obtenu le soutien de la France sur un point crucial pour lui pour débloquer le processus de négociations : la reconnaissance par les Palestiniens de son pays comme "État juif". "Ce que j’ai entendu du président Sarkozy, c’est qu’ils (les Palestiniens) doivent reconnaître Israël comme l’État du peuple juif", a-t-il dit. "J’ai entendu des choses similaires hier en Grande-Bretagne (où il a rencontré David Cameron) et je crois qu’à Paris comme à Londres, il y a la compréhension que quiconque veut la paix doit s’engager pour la paix, et non complètement le contraire", a-t-il ajouté.
Les Palestiniens considèrent que reconnaître Israël comme "État juif" reviendrait à renoncer inconditionnellement au droit au retour des réfugiés palestiniens chassés de leur terre lors de la création d’Israël en 1948, une des questions centrales du conflit. Benyamin Netanyahou a enfin répété son hostilité à l’égard de l’accord de réconciliation entre le mouvement islamiste Hamas et le Fatah du président Mahmoud Abbas, signé mercredi au Caire.
"L’idée, ce n’est pas d’établir un État palestinien pour continuer le conflit, comme le veut le Hamas. L’idée est d’établir un État palestinien pour mettre fin au conflit, comme le veut Israël ou quiconque est intéressé par la paix", a-t-il dit. Parallèlement à ces discussions, Mahmoud Abbas se trouvait pour sa part jeudi à Berlin pour une rencontre avec Angela Merkel, qui vient de réaffirmer la politique traditionnelle de soutien de l’Allemagne à Israël et se refuse à envisager pour l’instant une reconnaissance de l’État palestinien. Benyamin Netanyahou aura lui un rendez-vous crucial pour une éventuelle relance des négociations, le 20 mai à Washington, avec le président américain Barack Obama.

(Vendredi, 06 mai 2011 - Avec les agences de presse)

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