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Au Liban, les tensions montent autour du Tribunal spécial

vendredi 6 mai 2011, par La Rédaction

Les tensions politiques montent au Liban autour du Tribunal spécial (TSL) dans le cadre de l’enquête sur l’attentat qui a tué l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en 2005, a affirmé, vendredi, un rapport du secrétaire général de l’ONU. Dans ce rapport présenté au Conseil de sécurité, Ban Ki-moon "note que la tension politique au Liban a augmenté ces derniers mois, alimentée entre autres choses par les procédures engagées par le TSL", a indiqué le porte-parole adjoint de l’ONU Farhan Haq. "Il a dit que les positions en faveur ou contre le TSL sont de plus en plus tranchées et polarisent le pays", a ajouté Farhan Haq.

Le secrétaire général a également relevé "la prolifération générale des armes en dehors de tout contrôle de l’État, combinée à l’existence de milices lourdement armées, de mauvais augure pour la paix intérieure et la prospérité du Liban". Ban Ki-moon "demeure convaincu que le désarmement des groupes armés au Liban, en particulier le Hezbollah, a le plus de chances d’aboutir dans le cadre d’un processus politique". "Il a appelé les dirigeants libanais à renouer le dialogue national sous les auspices du président Michel Sleimane".

Le procureur du TSL, Daniel Bellemare, a annoncé, vendredi, le dépôt d’un acte d’accusation "modifié". Cet acte "contient de nouveaux éléments de fond qui n’ont été disponibles que récemment", selon un communiqué de son bureau. Le Hezbollah est le seul groupe à ne pas avoir déposé les armes après la guerre civile libanaise qui s’est achevée en 1990, faisant valoir que son arsenal était nécessaire pour lutter contre Israël. Le puissant mouvement chiite a fait savoir à maintes reprises que la question de son désarmement n’était pas à l’ordre du jour.

Le Hezbollah, qui a combattu Israël durant un mois en 2006, a selon l’État hébreu accumulé depuis plus de 40 000 roquettes, dont certaines sont susceptibles de toucher de grands centres urbains israéliens. Des factions palestiniennes implantées dans des camps de réfugiés au Liban, où l’armée libanaise ne peut intervenir, sont aussi armées.

(Vendredi, 06 mai 2011 - Avec les agences de presse)

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