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Egypte : le gouvernement défendra la sécurité d’une "main de fer"

dimanche 8 mai 2011, par La Rédaction

Le gouvernement égyptien a assuré dimanche qu’il défendrait la sécurité nationale d’une "main de fer" et qu’il prendrait des mesures contre les attaques de lieux de cultes, au lendemain d’affrontements meurtriers entre musulmans et chrétiens.
Les autorités vont "frapper d’une main de fer tous deux qui cherchent à nuire à la sécurité de la nation", a déclaré le ministre de la Justice, Abdel Aziz al-Gindi, à l’issue d’une réunion de crise après les violences qui ont fait 12 morts samedi soir au Caire.
Le gouvernement va "appliquer de manière immédiate et ferme les lois qui criminalisent les attaques contre des lieux de culte et contre la liberté de croyance", a assuré le ministre, ajoutant que les lois antiterroristes seraient utilisées contre les fauteurs de troubles.
De violents affrontements entre musulmans et chrétiens ont fait douze morts et plus de 200 blessés samedi soir dans un quartier populaire du Caire, selon un dernier bilan annoncé par la télévision égyptienne.
Les principaux heurts se sont produits autour d’une église du quartier d’Imbaba, attaquée par des musulmans assurant qu’une chrétienne souhaitant se convertir à l’islam y était enfermée.
L’armée égyptienne a annoncé que 190 personnes avaient été arrêtées dans le cadre de ces violences et qu’elles seraient toutes déférées devant des tribunaux militaires.

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Au moins 5 morts après des violences confessionnelles au Caire

Au moins cinq personnes ont été tuées et une cinquantaine d’autres blessées lors d’incidents confessionnels samedi au Caire à propos d’une chrétienne qui se serait convertie à l’islam, ont annoncé les autorités égyptiennes.
Le bilan est de six morts et de 75 blessés, selon l’agence officielle égyptienne Mena, citant des sources policières.
Le directeur des hôpitaux de la province de Guizeh Abdel Halim al Behairi a indiqué que les violences avaient causé la mort de cinq personnes et que 54 autres étaient blessées.
Selon des témoins, l’armée et la police se sont déployées à l’aide de véhicules de transport blindés dans le quartier cairote d’Imbaba où un demi-millier de salafistes ont encerclé une église copte en exigeant que la femme en question leur soit remise.
Les salafistes, qui prônent un retour aux sources de l’islam, et les coptes ont échangé des coups de feu, des pierres et des engins incendiaires avant l’arrivée des forces de l’ordre. Ces dernières ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser la foule.
"J’ai vu un jeune homme mort à l’intérieur de l’église", a indiqué un chrétien, témoin des scènes de violence, aux médias.
Un témoin a confié qu’une autre église dans le même quartier était en feu.
Le grand mufti du pays Ali Gomaa a lancé un appel au calme.
"Tous les Egyptiens doivent s’épauler et éviter les conflits", a-t-il dit à l’agence de presse Mena.
Les coptes, qui forment 10% environ de la population égyptienne de 80 millions d’habitants, s’estiment marginalisés et discriminés dans la vie quotidienne.

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Réunion de crise au lendemain des violences confessionnelles
Le Premier ministre égyptien Essam Charaf a convoqué une réunion de crise du cabinet et reporté une visite aux Emirats arabes unis au lendemain de violents affrontements au Caire entre musulmans et chrétiens qui ont fait neuf morts, ont annoncé dimanche les médias officiels.
"Le Premier ministre Charaf a convoqué une réunion d’urgence du cabinet pour examiner les évènements regrettables à Imbaba", a déclaré Ahmed al-Saman, porte-parole du cabinet, à l’agence officielle Mena.
M. Charaf "a décidé de reporter sa visite à Bahreïn et aux Emirats arabes unis qui était prévue aujourd’hui (dimanche)", a indiqué la télévision d’Etat.
Des violences confessionnelles ont opposé samedi soir musulmans et chrétiens dans un quartier populaire du Caire, ravivant les fortes tensions interconfessionnelles que connaît l’Egypte. Neuf personnes ont été tuées et plus d’une centaine blessées.
Les principaux affrontements se sont produits autour d’une église du quartier d’Imbaba, attaquée par des musulmans au motif qu’une chrétienne supposée vouloir se convertir à l’islam y serait enfermée.
Un autre église a été incendiée dans ce quartier, où d’importants effectifs de soldats et de policiers anti-émeutes ont été déployés.
L’agence Mena a fait état tôt dimanche matin de neuf morts et plus d’une centaine de blessés, sans donner de répartition par confession.
Selon la télévision d’Etat, six musulmans et trois Coptes ont été tués, alors qu’un prêtre, le père Hermina, a déclaré à l’AFP que cinq Coptes avaient péri.
La conversion supposée à l’islam de deux épouses de prêtres, Camilia Chehata et Wafa Constantine, et leur enlèvement prétendu attisent depuis des mois les tensions entre chrétiens et musulmans en Egypte.
Les deux femmes auraient chacune quitté leur mari après une dispute conjugale, il y a sept ans pour Mme Constantine, l’année dernière pour Mme Chehata. Toutes deux ont été raccompagnées chez elles par la police, après que les Coptes aient assuré qu’elles avaient été enlevées par des musulmans.
L’Eglise copte a démenti l’éventuelle conversion des deux femmes, mais aucune des deux n’est réapparue publiquement pour confirmer l’une ou l’autre thèse.
Les Coptes représentent 6 à 10% des 80 millions d’Egyptiens, et constituent la plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient.

(Dimanche, 08 mai 2011 - Avec les agences de presse)

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