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Égypte : La détention préventive de Moubarak prolongée

mardi 10 mai 2011, par La Rédaction

La justice égyptienne a annoncé mardi avoir prolongé la détention préventive de l’ancien président Hosni Moubarak de 15 jours dans le cadre de l’enquête sur la répression des manifestations anti-régime en Égypte en début d’année. Le procureur général Abdel Meguid Mahmoud "a ordonné la détention préventive de l’ex-président Hosni Moubarak pour 15 jours qui commencera à la fin de sa période de détention actuelle" le 12 mai, selon un communiqué. Le porte-parole du parquet a précisé qu’une équipe d’enquêteurs s’était rendue mardi à l’hôpital de Charm el-Cheikh, où se trouve Hosni Moubarak, pour poursuivre les interrogatoires.

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Arrestation du "cerveau" des violences confessionnelles

Les autorités égyptiennes ont annoncé mardi l’arrestation du "cerveau" des violences confessionnelles samedi au Caire, où des affrontements opposant musulmans et chrétiens ont fait douze morts. "Le ministère de l’Intérieur a arrêté le cerveau des violences entre musulmans et chrétiens à Imbaba", quartier populaire du Caire, a indiqué un communiqué sans préciser l’identité de la personne.
Selon un bilan officiel, douze personnes ont été tuées et 232 blessées dans ces heurts qui se sont produits autour d’une église, attaquée par des musulmans estimant qu’une chrétienne voulant se convertir à l’islam y était enfermée. Quatre autres personnes impliquées dans ces violences ont été arrêtées portant à 205 le total des arrestations. Un millier de Coptes poursuivaient pour le troisième jour consécutif un sit-in devant le siège de la télévision d’État pour protester contre le "laxisme" des autorités.
Le gouvernement a promis de recourir à tout l’arsenal législatif disponible pour éviter de nouveaux affrontements. Le ministre de la Justice a affirmé dimanche que les lois qui criminalisent les attaques contre les lieux de culte, prévoyant jusqu’à "la peine de mort", seraient appliquées immédiatement. L’armée a affirmé de son côté que les personnes arrêtées après les violences d’Imbaba seraient déférées devant des tribunaux militaires.

(Mardi, 10 mai 2011 - Avec les agences de presse)

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