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Syrie : libération de six figures de l’opposition

mardi 10 mai 2011, par La Rédaction

Six figures de l’opposition syrienne, dont cinq arrêtés au cours du mouvement de contestation sans précédent contre le régime de Bachar el-Assad, ont été libérées, ont annoncé mardi un avocat et un militant des droits de l’Homme.
Le juge a décidé de libérer mardi l’écrivain Fayez Sara (arrêté le 11 avril), le dirigeant du parti du peuple démocratique Georges Sabra (arrêté le 10 avril), et le militant Kamal Cheikho, détenu depuis le 16 mars", a précisé l’avocat Michel Chammas à l’AFP.
Ils ont été libérés après le versement d’une caution de 100 dollars chacun.
Les autorités ont libéré en outre lundi soir "Hassan Abdel-Azim en compagnie du journaliste Hazem al-Nahar. Ils n’ont pas été traduits en justice", a ajouté l’avocat.
Avocat de formation, M. Abdel Azim, 80 ans, est secrétaire général du parti de l’Union arabe socialiste et porte-parole du Rassemblement national démocratique, mouvements d’opposition de gauche. Il a été enlevé il y a plusieurs jours.
M. Chammas a appelé les autorités à "libérer tous les détenus de conscience en Syrie et à engager un dialogue national généralisé, pour parvenir à une solution à la crise".
De nombreux opposants ont été arrêtés en Syrie depuis le début le 15 mars du mouvement de protestation réclamant des réformes politiques et économiques et un changement de régime en Syrie.
Le président Assad a levé le 21 avril l’état d’urgence en en vigueur depuis l’arrivée au pouvoir du parti Baas en mars 1963, répondant ainsi à l’une des principales revendications des contestataires, avec la libération des prisonniers politiques.
Malgré cette mesure, la répression a continué contre les manifestants et les arrestations se sont multipliées.
Pour sa part, le président de l’Organisation nationale des droits de l’Homme Ammar Qorabi, a annoncé dans un communiqué la libération dimanche de l’opposant Habib Saleh, qui a purgé une peine de trois ans de prison sous l’accusation de "propagations d’informations mensongères".
Les services de sécurité l’avaient arrêté en mai 2008 à Tartous (nord-ouest) après avoir publié un article appelant à des réformes politiques.
Cet écrivain avait été arrêté en 1982, puis en 1986, en 1994, et en 2001 avec neuf autres militants démocrates et avait alors passé trois ans en prison. Il avait à nouveau été arrêté en mai 2005, accusé d’"avoir publié des informations mensongères" sur Internet, avant d’être libéré en septembre 2007.

(Mardi, 10 mai 2011 - Avec les agences de presse)

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