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Tunisie : l’ex-opposant Ben Jaâfar plaide pour l’accélération des poursuites contre les ex-responsables

mercredi 11 mai 2011, par La Rédaction

Le chef du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDLT), l’ex-opposant Mustapha Ben Jaâfar, a plaidé mercredi pour l’accélération des poursuites judiciaires engagées contre les responsables de l’ancien régime arrêtés après la chute du président Zine el Abidine ben Ali à la mi-janvier.
"Il n’y a pas d’autre issue pour calmer les esprits", a déclaré le Dr Ben Jaâfar lors d’une conférence de presse, faisant référence aux troubles de ces derniers jours à Tunis et dans plusieurs régions de l’intérieur du pays.
Pour cet ancien farouche opposant à Ben Ali, dont la candidature à l’élection de 2009 avait été invalidée, un tel coup d’accélérateur traduirait "la bonne volonté du gouvernement d’aller de l’avant" et couperait court aux rumeurs d’un traitement de faveur réservé aux proches du pouvoir déchu. Il a suggéré de désigner des juges exclusivement chargés de ces affaires.
La présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), Sana Ben Achour, a également exprimé sa "préoccupation face aux dérives sécuritaires et politiques".
Cette juriste, dont l’association était régulièrement harcelée par l’ancien régime, a déploré "la lenteur du rythme de traitement des dossiers des symboles de la corruption et de la tyrannie", à l’issue d’une entrevue avec le Premier ministre de transition Béji Caïd Essebsi.
Une centaine de membres de l’entourage politique et familial de Ben Ali avaient été arrêtés au lendemain de la chute du président mais seuls deux d’entre eux -un de ses frères, Mohamed Naceur ben Ali, et un neveu de son épouse, Imed Trabelsi- ont été condamnés depuis, le premier à deux mois de prison pour infractions douanières et le second à deux ans pour consommation de drogue.

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Douze comptes appartenant à des proches de Ben Ali ont été saisis en France

Douze comptes appartenant à quatre proches du président tunisien déchu Zine El-Abidine Ben Ali ont été saisis en France pour un montant de 12 millions d’euros dans le cadre d’une enquête ouverte fin janvier, ont révélé mercredi 11 mai des sources proches de l’enquête.
La justice française a déjà saisi le 1er février un avion appartenant à la famille de l’ancien dirigeant tunisien dans le cadre de l’enquête visant à recenser et immobiliser les biens détenus en France par la famille de M. Ben Ali. Cette fois, la justice a saisi des comptes sur lesquels étaient placés 12 millions d’euros, a indiqué une source proche de l’enquête.
L’enquête avait été ouverte à la suite d’une plainte pour corruption, détournement de fonds et blanchiment d’argent déposée par trois ONG, Transparence international France, Sherpa et la Commission arabe des droits humains. ’C’est une étape, mais c’est une goutte d’eau dans l’océan des détournements’, a réagi, auprès de l’AFP, Me William Bourdon, avocat des plaignants et président de Sherpa. ’La désignation d’un juge d’instruction s’impose pour enquêter dans ce dossier, comme c’est déjà le cas pour l’instruction sur les ’biens mal acquis’’, a-t-il ajouté, en référence à une enquête sur les biens détenus en France par les proches de trois autres chefs d’Etat africains. Les associations plaignantes soupçonnent que la fortune des Ben Ali n’est ’pas le fruit des seuls salaires et émoluments’ du président déchu, et demandent un recensement des avoirs du clan Ben Ali et leur restitution au peuple tunisien.

(Mercredi, 11 mai 2011 - Avec les agences de presse)

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