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Syrie : l’opposition appelle à la grève générale

mardi 17 mai 2011, par La Rédaction

L’opposition en Syrie a lancé mardi un appel à la grève générale pour mercredi, défiant une nouvelle fois le régime de Bachar al-Assad, soumis à de plus en plus de pressions à l’étranger, les Etats-Unis annonçant des mesures "supplémentaires" dans les "jours à venir".

"Mercredi sera une journée de grève générale en Syrie", affirme un communiqué publié sur la page Facebook de "Syrian Revolution 2011", moteur du mouvement de contestation lancé à la mi-mars contre le régime.

"Faisons de ce mercredi un vendredi (jour habituel de manifestations), avec des manifestations massives, pas d’école, pas d’université, pas de commerces ou de restaurants ouverts et même pas de taxis".

Le mouvement de contestation sans précédent du régime se poursuit malgré l’ampleur de la répression qui a fait, selon les ONG, plus de 800 morts et entraîné au moins 8.000 arrestations.

La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a annoncé que "des mesures supplémentaires" seraient prises "dans les jours à venir" en réponse à cette répression.

Elle s’exprimait à l’issue d’un entretien avec la représentante diplomatique de l’UE, Catherine Ashton, qui a qualifié la situation "d’extrêmement alarmante".

Mme Ashton a dit s’être rendue à Washington afin de "discuter de ce que nous pouvons faire". "Il est extrêmement urgent que le gouvernement syrien agisse", a-t-elle dit, faute de quoi la communauté internationale envisagerait "toutes les options".

Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a affirmé de son côté qu’une majorité était "en train de se dessiner" à l’ONU pour condamner la répression, en précisant qu’une menace de veto de Moscou et Pékin sur un texte existait toujours.

A Bruxelles, les ambassadeurs des 27 pays de l’UE se sont réunis dans l’après-midi pour discuter de l’éventualité d’imposer des sanctions au président Assad, a-t-on appris de source diplomatique.

L’UE a déjà imposé des sanctions (gel des avoirs, interdiction de visas d’entrée) à 13 responsables syriens dont des membres de la famille du président, ainsi qu’un embargo sur les armes susceptibles d’être utilisées à des fins répressives.

Sur le terrain, les autorités ont démenti l’existence d’une fosse commune à Deraa, ville du sud où est née la contestation, admettant cependant que cinq corps y avaient été découverts.

"Cette information est totalement fausse", a indiqué un responsable au ministère de l’Intérieur cité par l’agence officielle Sana, parlant d’une "campagne calomnieuse (...) montées de toutes pièces".

Sana, citant un responsable local à Deraa, a indiqué que cinq corps avaient été découverts dans la ville dimanche et que le procureur local avait ouvert une enquête. L’agence ne précise pas comment les corps ont été découverts ni comment les victimes sont mortes.

Le militant Ammar Qourabi, de l’Organisation nationale pour les droits de l’Homme en Syrie qui avait annoncé lundi de la découverte de la fosse commune, a indiqué mardi à l’AFP qu’une seconde avait été mis au jour.

"L’une contenait 24 corps et l’autre sept, dont les cinq mentionnés par les autorités ainsi qu’une femme non identifiée et son fils". Il a appelé les autorités à ouvrir une enquête.

Rami Abdel Rahmane, de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, basé à Londres, a lui insisté sur l’existence d’une seule fosse, contenant les cinq corps.

L’armée avait assiégé Deraa, située à 100 km au sud de Damas, le 25 avril pour mater la contestation, avant d’entamer son retrait le 5 mai.

La situation demeurait par ailleurs tendue à Tall Kalakh, ville de l’ouest assiégée par l’armée depuis plusieurs jours.

"Ca ressemble à une ville fantôme ici (...) il y a des dizaines de blessés que nous ne pouvons évacuer", a déclaré mardi un habitant sunnite joint par téléphone.

"C’est un massacre", a-t-il ajouté, estimant que les autorités cherchaient "à provoquer un conflit confessionnel".

Les alaouites, une branche de l’islam émanant du chiisme, minoritaires en Syrie, constituent la colonne vertébrale du régime. La majorité des 22 millions d’habitants sont sunnites.

Les autorités syriennes imputent elles la responsabilités des violences à des "bandes terroristes armées".

Dans le monde arabe, des députés koweïtiens ont par ailleurs appelé mardi à la rupture des relations avec Damas et à l’expulsion de l’ambassadeur syrien en signe de protestation contre la répression.

(Mardi, 17 mai 2011 - Avec les agences de presse)

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