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Syrie : quatre civils tués, perquisitions à Lattaquié

mercredi 17 août 2011, par La Rédaction

Quatre civils ont été tués mercredi en Syrie où la contestation est entrée dans son sixième mois, ont affirmé les militants, tandis que plusieurs pays ont demandé la convocation d’une session extraordinaire du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.
Dans le même temps et pour la première fois depuis le début de la révolte, le comité central du parti Baas, au pouvoir depuis 1963, devait se réunir mercredi "pour prendre des décisions dans le but de renforcer le processus de réforme", a indiqué le quotidien Al Watan, proche du pouvoir.
Selon l’article 8 de la Constitution, le parti Baas est "le dirigeant de l’Etat et de la société", une disposition dont les protestataires réclament l’abolition.
"Un civil a été tué (mercredi) à l’aube sur son balcon dans le village d’Abdita près d’Idleb (nord-ouest) par les tirs de l’armée", a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) dans un communiqué.
Trois civils ont par ailleurs été tués et trois autres blessés à Homs (centre), et les services de sécurité ont arrêté une centaine de personnes dans la ville ainsi que dans les villages autour de Houlé, selon des habitants et l’OSDH.
Par ailleurs, une femme, touchée mardi par des tirs, a succombé à ses blessures à Lattaquié, toujours selon l’OSDH.
Dans cette ville côtière, "700 agents de sécurité mènent des perquisitions dans le quartier d’al-Raml al-Jounoubi où ils ont arrêté plusieurs militants sur la base de listes", a poursuivi l’OSDH, ajoutant que "des tirs ont retenti jusqu’à l’aube dans la plupart des quartiers opposés au régime".
Pourtant, l’agence officielle syrienne Sana, citant un officier du ministère de l’Intérieur, avait annoncé mardi soir la fin de la mission de l’armée à al-Raml al-Jounoubi et affirmé que "les citoyens ont commencé à reprendre leur vie normale".
Les forces de sécurité avaient lancé dimanche une offensive meurtrière sur Lattaquié. La responsable des médias étrangers au ministère syrien de l’Information, Rim Haddad, a dementi "catégoriquement" l’annonce dimanche par des militants d’un bombardement par un navire de guerre de la ville. "Il n’y a jamais eu de bombardement de la marine, c’est un mensonge", a-t-elle dit à l’AFP.
Par ailleurs, une campagne de perquisitions a été lancée à Damas, dans le quartier de Roukn Eddine, théâtre de manifestations anti-régime. "Des dizaines de militants ont été arrêtés ce matin à Harat al-Jadida où le courant a été coupé", selon des habitants.
Dans la banlieue de Damas, des agents de sécurité ont "arrêté mardi soir cinq militants lors de perquisitions dans des maisons et des fermes" puis arrêté cinq militants" à Maadamyia, selon l’OSDH. D’après des habitants, des "dizaines" de militants ont également été interpellés mardi à Harasta, Irbine et Zabadani.
Pour étouffer le mouvement de révolte inédit contre le pouvoir du président Bachar al-Assad, le régime a envoyé les forces armées à Hama (centre), Deir Ezzor (est) et dans le gouvernorat d’Idleb, proche de la frontière turque. Selon l’OSDH, la répression a fait 1.800 morts civils depuis le 15 mars. Plusieurs milliers de personnes ont par ailleurs été arrêtées, d’après des ONG.
L’agence Sana a annoncé mercredi que l’année scolaire débuterait à la mi-septembre comme prévu. A plusieurs reprises, les organisations de défense des droits de l’Homme ont accusé les autorités de parquer les prisonniers dans les écoles, faute de place dans les prisons.
En raison de craintes de plus en plus aiguës concernant leur sécurité, l’ONU a annoncé avoir retiré de Syrie environ 25 membres de son personnel international et des dizaines de membres de leurs familles.
Les pressions internationales se sont encore accrues mercredi sur le régime syrien, les pays européens, les Etats-Unis et certains pays arabes ayant demandé la convocation lundi d’une session extraordinaire du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, une procédure peu fréquente, sur la situation en Syrie, ont indiqué des diplomates à l’AFP.
En outre, "étant donné l’évolution dangereuse de la situation syrienne, le gouvernement tunisien a décidé de rappeler son ambassadeur à Damas", a déclaré une source au ministère des Affaires étrangères citée par l’agence officielle TAP.
Le 7 août, l’Arabie Saoudite, poids-lourd du monde arabe, avait rappelé son ambassadeur à Damas pour dénoncer la répression et avait été suivie le lendemain par le Koweït et Bahreïn.
Mais en dépit des pressions internationales, la Russie continue de livrer des armes à la Syrie, selon le patron du groupe public russe Rosoboronexport.
Le président vénézuélien Hugo Chavez et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad ont pour leur part dénoncé une "agression impérialiste" de l’Occident en Libye et en Syrie, selon le ministère vénézuélien des Affaires étrangères.

(Mercredi, 17 août 2011 - Avec les agences de presse)

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