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Attaques d’Eilat : Israël "regrette" la mort de policiers égyptiens, tensions au Caire

samedi 20 août 2011, par La Rédaction

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a "regretté" samedi la mort de policiers égyptiens lors des attaques anti-israéliennes de jeudi près d’Eilat, à la frontière avec l’Egypte, et a proposé d’"examiner" les circonstances de l’incident avec l’armée égyptienne.
"Israël regrette la mort de policiers égyptiens lors de l’attaque à la frontière israélo-égyptienne", a déclaré M. Barak qui a "ordonné à l’armée d’ouvrir une enquête, à la suite de laquelle seront examinées les circonstances de cet incident conjointement avec l’armée égyptienne", selon un communiqué.
"Compte tenu des résultats de cette enquête, les conclusions nécessaires seront tirées", a promis le communiqué du ministère de la Défense.
Cette déclaration intervient après la décision du Caire de rappeler son ambassadeur en Israël pour protester contre la mort de cinq de ses policiers à la frontière, lors d’attaques qui ont fait huit morts jeudi dans le sud d’Israël.
Ces policiers égyptiens ont été tués dans des circonstances non éclaircies lors d’une série d’attaques attribuées par Israël à un groupe radical palestinien de Gaza, qui se serait infiltré dans la péninsule égyptienne du Sinaï.
Dans son communiqué, M. Barak a tenu à souligner la "haute importance et la valeur stratégique pour la stabilité au Moyen-Orient de l’accord de paix entre Israël et l’Egypte".
Il s’agit de la première crise diplomatique entre les deux pays depuis la chute en février du régime de Hosni Moubarak.
Le gouvernement égyptien avait, dans un communiqué publié par l’agence officielle Mena, demandé "des excuses officielles israéliennes" à l’issue d’une réunion de crise dans la nuit.
C’est la deuxième fois que l’Egypte, premier pays arabe à avoir conclu la paix avec Israël en 1979, rappelle son ambassadeur en Israël. Elle l’avait fait une première fois en novembre 2000 pour protester contre "l’usage excessif de la force" par Israël contre les Palestiniens, après le déclenchement de la deuxième Intifada.
En Israël, des consultations étaient en cours sur la décision égyptienne, selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Le gouvernement égyptien a en outre chargé son ministère des Affaires étrangères de "convoquer l’ambassadeur israélien au Caire pour lui notifier la protestation de l’Egypte".
Plusieurs dizaines de manifestants continuaient de réclamer l’expulsion de l’ambassadeur d’Israël devant la mission diplomatique.
L’armée, au pouvoir depuis la chute de l’ex-président Hosni Moubarak en février, a affirmé vendredi dans un communiqué qu’elle faisait "une évaluation globale des derniers événements qui se sont produits dans le Sinaï aux frontières est de l’Egypte et réagira de la manière adéquate aussitôt terminée l’enquête sur ce qui s’est passé".
L’armée mène depuis plusieurs jours des opérations militaires contre des islamistes dans le Sinaï, procédant à plusieurs arrestations. La campagne se poursuivait samedi à la recherche "de foyers de terrorisme et d’extrémisme et pour arrêter les hors-la-loi", selon une source de sécurité citée par la Mena.

(Samedi, 20 août 2011 - Avec les agences de presse)

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