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Libye : l’Union africaine se réunit d’urgence

lundi 22 août 2011, par La Rédaction

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) va tenir une réunion d’urgence lundi consacrée à la situation en Libye, au lendemain d’une offensive majeure lancée par les rebelles dans la capitale Tripoli, a annoncé le porte-parole de la commission de l’UA Noureddine Mezni. "Le principal objectif est d’engager des discussions avec toutes les parties en Libye, engager un dialogue pour trouver des solutions pacifiques à cette situation", a-t-il déclaré. De violents combats se déroulaient lundi autour de la résidence du colonel Kadhafi à Tripoli, au lendemain d’une offensive majeure menée par les rebelles dans la capitale libyenne.
Le comité des médiateurs de l’UA pour la Libye doit également se réunir jeudi pour discuter de la crise, à la veille d’une nouvelle réunion du Conseil de paix et de sécurité au niveau des chefs d’État. Le comité est présidé par la Mauritanie et comprend les chefs d’État du Congo-Brazzaville, du Mali, d’Afrique du sud et d’Ouganda. Le président de la Commission de l’UA Jean Ping en est également membre. "Seule une solution politique permettra de répondre complètement aux aspirations légitimes du peuple libyen à la démocratie, la bonne gouvernance et l’État de droit, et de promouvoir une paix durable dans le pays", a rappelé l’UA dans un communiqué.

(Lundi, 22 août 2011 - Avec les agences de presse)

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Silvio Berlusconi appelle Mouammar Kadhafi à se rendre

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a appelé lundi le colonel Mouammar Kadhafi, son ex-allié, à se rendre pour "épargner à son peuple de nouvelles souffrances".
Silvio Berlusconi, qui a rompu avec Mouammar Kadhafi après l’insurrection en Libye, a "demandé au colonel Kadhafi de mettre fin à toute résistance inutile", dans un communiqué du gouvernement.

(Lundi, 22 août 2011 - Avec les agences de presse)

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L’Afrique du Sud affirme ne pas vouloir exfiltrer Kadhafi

L’Afrique du Sud n’a pas envoyé d’avions en Libye pour permettre à Mouammar Kadhafi de quitter le pays, a affirmé lundi la ministre des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane, en appellant la rébellion à ouvrir "un dialogue politique inter-libyen".
"Le gouvernement sud-africain voudrait réfuter et démentir les rumeurs selon lesquelles il a envoyé des avions en Libye pour transporter le colonel Kadhafi et sa famille vers une destination inconnue", a-t-elle déclaré à des journalistes.
"Personne n’a demandé l’asile en Afrique du Sud", a-t-elle ajouté. "Pour nous, il est toujours en Libye."
Réaffirmant que "l’avenir de Kadhafi doit être décidé par les Libyens eux-mêmes", Mme Nkoana-Mashabane a estimé qu’"en ce moment il n’y (avait) pas de gouvernement" en Libye.
L’Afrique du Sud continue à parler "aux deux parties en Libye", a-t-elle souligné : "En tant que médiateurs, nous n’avons pas de raison de créer un Etat dans l’Etat".
"Avec la chute imminente du gouvernement du colonel Kadhafi, nous exhortons les autorités intérimaires de Tripoli à instaurer immédiatement un dialogue politique inter-libyen associant toutes les parties et à construire une autorité véritablement représentative de tout le peuple", a-t-elle souligné.
Le Comité ad hoc de haut niveau de l’Union africaine (UA) se réunira jeudi pour examiner la situation en Libye, et le conseil de paix et de sécurité de l’UA le lendemain, a-t-elle encore indiqué.
La "feuille de route" de l’UA est toujours valable, selon elle.

(Lundi, 22 août 2011 - Avec les agences de presse)

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L’UE prépare déjà l’après-Kadhafi

L’Union européenne a appelé lundi le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à démissionner "sans délai" et indiqué que les préparatifs en vue de la future administration libyenne avaient déjà commencé.
"Il semble que nous assistions aux derniers moments du régime Kadhafi et nous appelons Kadhafi à démissionner sans délai et à éviter un nouveau bain de sang", a dit Michael Mann, porte-parole du chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.
"Nous sommes en train de planifier l’après-Kadhafi (...) Nous avons travaillé sur plusieurs scénarios en ce qui concerne notre aide (à l’administration) post-Kadhafi", a-t-il ajouté.
Le porte-parole a également demandé aux rebelles libyens d’agir avec responsabilité et de protéger les civils de Tripoli, où l’insurrection a commencé samedi soir.

(Lundi, 22 août 2011 - Avec les agences de presse)

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Paris veut une réunion rapide du groupe de contact sur la Libye

La France souhaite accueillir "dans les prochains jours" une réunion du groupe de contact sur la Libye afin de rédiger une "feuille de route" sur l’avenir de ce pays après la chute probable de Mouammar Kadhafi, a déclaré lundi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.
La France, a-t-il dit, n’a pas de certitude sur le sort du dirigeant libyen mais son régime est désormais moribond. "C’est fini", a estimé le chef de la diplomatie française lors d’une brève intervention au Quai d’Orsay.
Il a ajouté que Nicolas Sarkozy s’entretiendrait ce jeudi par téléphone avec le président du Conseil national de transition (CNT) regroupant les rebelles, Moustafa Abdeldjeïl. Ce dernier devrait se rendre à Paris dans les prochains jours, a-t-il dit.

(Lundi, 22 août 2011 - Avec les agences de presse)

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Les Occidentaux appellent Kadhafi à éviter un ultime carnage

Les Occidentaux ont appelé lundi le colonel Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir pour éviter un ultime carnage, estimant que l’entrée des rebelles dans Tripoli avait scellé la fin du régime libyen.
Washington et d’autres capitales se sont aussi dites préoccupées par l’après-Kadhafi, avec l’ouverture d’une période de transition entourée d’incertitudes sur l’avenir démocratique de la Libye.
"Cette nuit le mouvement contre le régime Kadhafi a atteint un point de non-retour. Tripoli se libère de la poigne du tyran", après 42 ans de règne, a déclaré le président Barack Obama dans la nuit de dimanche à lundi depuis son lieu de vacances dans le nord-est des Etats-Unis.
"Mouammar Kadhafi et son régime doivent reconnaître que leur règne a pris fin", malgré d’ultimes résistances à Tripoli, a-t-il dit.
M. Obama a aussi appelé les rebelles à respecter les droits du peuple libyen, préserver les institutions de l’Etat et chercher une transition vers la démocratie qui soit "juste et inclue tout le peuple libyen".
A Bruxelles, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a aussi jugé qu’on assistait à la fin du régime de Kadhafi. "J’appelle Kadhafi à quitter le pouvoir immédiatement et éviter que le sang ne soit davantage versé", a-t-elle dit.
"La Libye entre dans une nouvelle ère (...) il est temps à présent de lancer un processus de transition vers une nouvelle Libye dans laquelle les principes démocratiques, de justice et de droits de l’homme sont pleinement respectés", a-t-elle ajouté, promettant l’aide de l’Europe.
Plus alarmiste, le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a averti que "beaucoup de choses pouvaient encore mal tourner dans les prochains jours".
En France, pays qui a été à l’avant-garde avec la Grande-Bretagne dans la lutte contre le régime libyen, le président Nicolas Sarkozy a "exhorté" Mouammar Kadhafi "à éviter à son peuple de nouvelles souffrances inutiles en renonçant sans délai à ce qui lui reste de pouvoir".
"L’issue ne fait désormais plus de doute", a-t-il dit.
De son côté, le Premier ministre britannique David Cameron est rentré à Londres, abrégeant ses vacances pour tenir une réunion d’urgence du Conseil national de sécurité.
Dimanche soir, Downing Street avait prédit dans un communiqué que la fin de Mouammar Kadhafi était "proche" après l’entrée des rebelles dans Tripoli.
L’avancée des insurgés a été facilitée par l’appui militaire, au cours des quatre derniers mois, de l’OTAN qui a jugé également que "ce à quoi nous assistons est l’effondrement du régime".
En Italie, ancienne puissance coloniale qui avait tissé des liens économiques avec Tripoli, le chef de la diplomatie Franco Frattini a estimé que la chute du régime Kadhafi créera de "grandes perspectives" pour les entreprises italiennes.
"Le nouveau gouvernement libyen respectera tous les contrats," a-t-il dit, soulignant qu’une filiale du groupe pétrolier ENI travaillaient déjà à la remise en état d’infrastructures pétrolières en Libye.
La Chine, qui avait elle aussi d’importants intérêts économiques en Libye, a déclaré lundi "respecter le choix du peuple libyen". "La Chine espère un retour rapide de la stabilité en Libye" et est prête participer avec la communauté internationale à sa reconstruction, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
Une possibilité évoquée pour éviter un fin sanglante serait le départ de Libye du colonel Kadhafi, mais l’Afrique du Sud, qui joue un rôle de médiateur, a démenti avoir envoyé un avion le chercher comme le rapportaient certaines informations.
Un des rares alliés du dirigeant libyen, le président vénézuélien, Hugo Chavez, a de nouveau critiqué l’intervention de l’OTAN dans la bataille de Tripoli.
"Les gouvernements d’Europe, pas tous, sont en train de détruire Tripoli sous leurs bombes de même que le gouvernement soi-disant démocrate et démocratique des Etats-Unis", a déclaré M. Chavez. Il a accusé les forces étrangères de vouloir "s’emparer d’un pays et de ses richesses".

(Lundi, 22 août 2011 - Avec les agences de presse)

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La CPI discute avec les rebelles du transfèrement de Seif al-Islam Kadhafi

La Cour pénale internationale (CPI) discute avec les rebelles libyens du transfèrement de Seif al-Islam, un fils du colonel Kadhafi, recherché pour crimes contre l’humanité et arrêté à Tripoli par les rebelles, a indiqué à l’AFP le porte-parole du CPI, Fadi el-Abdallah. "La Cour dans son ensemble est impliquée", a déclaré Fadi el-Abdallah. Interrogé sur la confirmation que la CPI et les rebelles menaient des discussions sur le transfèrement de Seif al-Islam, le porte-parole a répondu : "Oui."
La rébellion avait annoncé dimanche son arrestation à Tripoli, une information confirmée plus tard par le procureur de la Cour Luis Moreno-Ocampo sur la foi d’"informations confidentielles". "Nous espérons qu’il pourra être très bientôt à La Haye" pour y être jugé, avait déclaré le procureur de la CPI, indiquant qu’il "avait prévu de contacter le gouvernement de transition" libyen pour discuter des modalités pratiques de son transfèrement aux Pays-Bas.
Luis Moreno-Ocampo a encore souligné que la Cour "était prête à aider les Libyens à gérer leur passé difficile" et à "soutenir le gouvernement de transition" libyen "pour qu’aucun crime ne reste impuni".
Deuxième fils du colonel Kadhafi et porte-parole officieux du régime, Seif al-Islam était souvent présenté comme le futur successeur de son père. Considéré par le procureur de la CPI comme le "Premier ministre libyen de facto", il est accusé d’avoir joué un "rôle-clé dans la mise en oeuvre d’un plan" conçu par son père visant à "réprimer par tous les moyens" le soulèvement populaire de février, "dont l’utilisation de violence extrême et meurtrière". Il aurait notamment organisé le recrutement de mercenaires.
La CPI avait émis le 27 juin des mandats d’arrêt contre Muammar Kadhafi, son fils Seif al-Islam, 39 ans, et son beau-frère et "bras droit", le chef des services du renseignement libyens, Abdallah al-Senoussi, 62 ans. Les trois hommes sont soupçonnés de crimes contre l’humanité commis en Libye depuis le 15 février, date à laquelle avait éclaté la rébellion qui s’était ensuite transformée en conflit armé.
La CPI est le premier tribunal international permanent chargé de poursuivre les auteurs présumés de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. La Cour a compétence en Libye en vertu d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU votée le 26 février.

(Lundi, 22 août 2011 - Avec les agences de presse)

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Violents combats autour de la résidence de Kadhafi et dans le sud de Tripoli

De violents combats se déroulaient lundi matin autour de la résidence du dirigeant Mouammar Kadhafi à Tripoli, au lendemain d’une offensive majeure menée par les rebelles dans la capitale libyenne, que les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, espèrent victorieuse.
Dans la nuit, les rebelles, qui ont lancé une offensive samedi soir sur la capitale, ont atteint la place Verte, un lieu symbolique où les partisans du régime avaient l’habitude de se rassembler.
Une foule en liesse dansait, agitait des drapeaux rouge, noir et vert, aux couleurs de la rébellion, et scandait "Allah Akbar" ("Dieu est grand") tout en tirant en l’air, selon des images diffusées par la télévision britannique Sky News.
Pour autant, les affrontements se poursuivaient dans la capitale lundi matin. Des combats de plus en plus violents avaient lieu autour de la résidence de Mouammar Kadhafi à Bab Al-Aziziya, selon un journaliste de l’AFP sur place.
Le colonel Kadhafi serait encore dans sa résidence, a indiqué à l’AFP une source diplomatique.
Depuis 06H00 (04H00 GMT), des bruits d’affrontements à l’arme légère et à l’arme lourde retentissaient également en provenance du sud de la capitale, a indiqué le reporter de l’AFP, sans pouvoir déterminer avec exactitude la provenance des tirs.
Vers 06H30 (04H30 GMT), des tirs de kalachnikov étaient aussi entendus tout près de l’hôtel Rixos, où est logée la presse internationale.
Dans un bref entretien téléphonique avec la chaîne Al-Jazira, un des fils de Mouammar Kadhafi, Mohamed, a affirmé qu’il était chez lui, qu’il restait dans sa maison et qu’il ne la quitterait pas. La chaîne n’a pas précisé dans quel quartier il résidait.
L’entretien a été interrompu par des bruits de tirs, intenses et très proches, puis Mohamed Kadhafi, président du Comité olympique libyen, a repris l’interview sur un ton de panique.
L’offensive "Sirène" a été lancée samedi soir par les insurgés en coordination entre le CNT, l’organe politique de la rébellion à Benghazi (est), et les combattants dans et autour de Tripoli, a indiqué un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), en précisant que l’Otan était "aussi impliquée".
Des insurgés se sont infiltrés dans la capitale en arrivant par la mer de l’enclave côtière de Misrata, à 200 km à l’est, selon la rébellion.
D’autres rebelles venant de l’Ouest ont réussi, après de violents accrochages avec des soldats loyalistes, à entrer dans Tripoli dimanche en fin d’après-midi, acclamés par les habitants qui couraient le long de leur convoi, dans une ambiance euphorique, a constaté un correspondant de l’AFP.
Les insurgés, qui semblent n’avoir pas rencontré une forte résistance, se sont approchés du centre de la capitale après avoir pris le contrôle de plusieurs quartiers dont Tajoura, dans la banlieue est de Tripoli, selon les témoins.
Quelques heures auparavant, le colonel Kadhafi avait appelé ses partisans à "nettoyer" la capitale des rebelles, dans son troisième message sonore en moins de vingt-quatre heures diffusé par la télévision libyenne.
Dimanche matin, il avait déjà martelé qu’il ne se rendrait pas et sortirait "victorieux" de la bataille de Tripoli.
Le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, a affirmé pour sa part que "le régime est toujours fort et que des milliers de volontaires et de soldats sont prêts à se battre". Il a indiqué dimanche soir que 1.300 personnes avaient péri au cours des dernières 24 heures à Tripoli. Il n’était pas possible de vérifier ce bilan.
Le procureur de la CPI (Cour pénale internationale) Luis Moreno-Ocampo a annoncé que Seif al-Islam, un autre fils de Mouammar Kadhafi, avait été "arrêté". Seif al-Islam, présenté dans le passé comme le futur successeur de son père, fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes contre l’humanité.
A Benghazi, la "capitale" rebelle dans l’est de la Libye, des dizaines de milliers d’habitants en délire ont envahi les rues dans la nuit. "Bye Bye le frisé !", "Dieu est grand !", scandait la foule en liesse.
Mahmoud Jibril, l’un des principaux responsables du CNT, basé à Benghazi, a demandé aux rebelles de s’abstenir de toute vengeance. Il les a également mis en garde contre des "poches de résistance (pro-Kadhafi) dans et autour de Tripoli", soulignant que "le combat n’est pas terminé".
Dans la nuit de dimanche à lundi, les forces pro-kadhafi ont ainsi pilonné le quartier Al-Hemida (est), a indiqué à l’AFP un habitant.
"Les bataillons de Kadhafi sont en train de tirer des roquettes sur les habitations, les gens sont terrifiés et terrés chez eux, en train d’attendre les rebelles pour les sauver", a-t-il poursuivi.
Mais pour le président américain Barack Obama, le régime du colonel Kadhafi "a atteint le point de non-retour" et le "tyran" libyen doit partir pour éviter un bain de sang.
Le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen a estimé de son côté que "le régime de Kadhafi s’effondre clairement".
L’Otan a pris le commandement fin mars d’une coalition internationale intervenue sur mandat de l’ONU pour protéger la population civile d’une sanglante répression d’un mouvement de contestation sans précédent, né à la mi-février, contre le régime autoritaire de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans.
Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré "que l’issue ne fait désormais plus de doute", tandis que Rome estimait que la "tragédie" du conflit "touche à sa fin". Pour Londres, "il est clair d’après les scènes auxquelles nous assistons à Tripoli que la fin est proche pour Kadhafi".
En revanche, l’un des derniers alliés du dirigeant libyen, le président vénézuélien Hugo Chavez a estimé que les gouvernements d’Europe et les Etats-Unis étaient "en train de détruire Tripoli sous les bombes".

(Lundi, 22 août 2011 - Avec les agences de presse)

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