Al-Oufok

Site du Mouvement Démocratique Arabe

Accueil > Syrie > Des opposants syriens forment un "Conseil national"

Des opposants syriens forment un "Conseil national"

mardi 23 août 2011, par La Rédaction

Des personnalités de l’opposition syrienne réunies à Istanbul ont annoncé mardi avoir mis sur pied un "Conseil national" destiné à coordonner leur lutte contre le régime de Damas. La décision a été prise au terme de quatre jours de discussions dans cette métropole turque, ont précisé plusieurs de leurs participants au cours d’une conférence de presse. "Nous avons eu des martyrs et certains d’entre nous ont été blessés (...) Mais ces efforts et ces sacrifices ont permis d’aboutir à une unité", a souligné l’un des militants, Ahmad Ramadan, en annonçant la formation du "Conseil national", dans des propos en arabe traduits en turc.
Les discussions d’Istanbul qui devaient initialement durer deux jours, samedi et dimanche, ont été prolongées jusqu’à mardi. "Le Conseil doit se réunir dans environ deux semaines afin d’élire les membres de sa direction et son secrétaire (...) Lorsqu’il se réunira, il adoptera aussi ses statuts", a indiqué Louay Safi, un politologue vivant aux États-Unis.
Le conseil mis sur pied regroupe des représentants de l’ensemble de l’opposition syrienne, de l’intérieur et de l’extérieur de la Syrie, ont tenu à insister les participants. "L’union de tous les groupes d’opposition est une nécessité en dépit des dangers. Les fondateurs de ce conseil appartiennent à des tendances politiques opposées", a souligné Halis Halihi, qui a lu la déclaration finale, adoptée au terme des réunions. "Vous pouvez considérer ce conseil comme une étape vers la création d’un organe représentatif" de la révolution syrienne, a souligne de son côté Yaser Tabbara, un avocat habitant aussi aux États-Unis, présent à Istanbul. "Notre principale priorité est la chute du régime du président Bachar el-Assad", avait dit ce même militant dimanche.
La réunion d’Istanbul était survenue au lendemain de l’annonce par l’opposition syrienne de la formation d’une coalition baptisée "Commission générale de la révolution syrienne". La "Syrian Revolution General Commission" (SRGC) est le fruit de la fusion de 44 groupes et comités de coordination qui animent depuis cinq mois la contestation en Syrie. La SRGC avait toutefois appelé "dans l’intérêt national et l’intérêt de la révolution syrienne au report de tout projet qui vise à représenter l’ensemble du peuple syrien, tant qu’il n’y a pas d’accord entre les différentes composantes du peuple", vraisemblablement un message adressé aux opposant réunis à Istanbul.
Plusieurs réunions d’opposants syriens ont été organisées jusqu’à présent en Turquie. Partageant une longue frontière avec la Syrie, la Turquie a appelé le régime de Damas à la retenue et à des réformes, sans pour l’instant réclamer le départ du président el-Assad. Lundi, le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Mme Navi Pillay, a fait état de 2 200 personnes tuées en Syrie depuis le début de la crise en mars.

***

L’Onu lance une nouvelle commission d’enquête sur la Syrie

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a lancé mardi une nouvelle commission d’enquête sur la répression en Syrie, y compris sur de possibles crimes contre l’humanité.
En dépit de l’opposition de la Russie et de la Chine, les 47 membres ont adopté à une large majorité une résolution présentée par l’Union européenne et les Etats-Unis.
Selon le décompte des voix, 33 pays ont voté en faveur, quatre ont voté contre et neuf se sont abstenus. La Libye, suspendue cette année, n’a pas pris part au vote. "La résolution est adoptée", a déclaré l’ambassadrice d’Uruguay, Laura Dupuy Lasserre, qui préside le Conseil.
Lundi, la Syrie a été vivement condamnée par les Occidentaux et les pays arabes pour la répression sanglante des manifestations antigouvernementales au cours d’une réunion extraordinaire du Conseil des droits de l’homme de l’Onu.
Lors de cette réunion, le Haut commissaire aux droits de l’homme de l’Onu, Navi Pillay, a déclaré que plus de 2.200 personnes avaient été tuées depuis le début de la répression en mars.

(Mardi, 23 août 2011 - Avec les agences de presse)

Pour vous inscrire à notre liste de diffusion "Assawra"
faites la demande à l’adresse : inscription@assawra.info

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
<A href="http://www.aloufok.net/spip.php?article2">http://www.aloufok.net/spip.php?article2