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Syrie : l’ambassadeur américain dans le sud, nouvelles sanctions européennes

mardi 23 août 2011, par La Rédaction

L’ambassadeur des Etats-Unis s’est rendu mardi dans le sud de la Syrie, où 15 manifestants ont été tués vendredi, alors que l’Union européenne a adopté des sanctions contre 15 nouvelles personnalités et cinq sociétés syriennes.
Par ailleurs, des opposants en majorité islamistes ont annoncé un Conseil national pour coordonner la contestation, mais celui-ci avait déjà été critiqué avant sa formation par des groupes contestataires qui animent la rébellion sur le terrain.
Sur le terrain, un responsable religieux musulman, cheikh Omar Moustafa Khatib, est décédé mardi de ses blessures à Khan Shehoun, dans l’ouest, alors que les autorités procédaient à des dizaines d’arrestations dans l’est et le nord-ouest du pays au moment où le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU votait l’envoi d’une commission d’enquête indépendante en Syrie.
"L’ambassadeur Robert Ford s’est rendu ce matin à Jassem, à 65 km au sud de Damas, dans cadre d’une visite diplomatique de routine", a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis sans vouloir être identifié.
"Il est depuis revenu à l’ambassade", a-t-il précisé.
Jassem se trouve dans la province de Deraa, berceau du soulèvement né à la mi-mars contre le régime du président Bachar al-Assad.
Les ambassadeurs des Etats-Unis et de la France à Damas, Robert Ford et Eric Chevallier, s’étaient rendus séparément le 7 juillet dans la cité rebelle de Hama - à 210 km au nord de la capitale - qui a été le théâtre de manifestations massives, provoquant l’ire des autorités.
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem avait alors mis en garde les deux ambassadeurs contre tout déplacement hors de la capitale sans autorisation officielle.
Lors de sa visite dans la ville de Hama assiégée par l’armée, M. Ford avait rencontré de nombreux manifestants. "L’ambassadeur Ford voulait voir de ses propres yeux ce qui se passe sur le terrain", avait alors affirmé l’ambassade à Damas.
Trois jours plus tard, les ambassades de France et des Etats-unis à Damas avaient été attaquées.
Le 18 août, Barack Obama a pour la première fois exigé la démission du président Assad et annoncé de nouvelles sanctions très dures contre son régime.
Mardi, les pays de l’Union européenne ont annoncé avoir formellement adopté un nouveau train de sanctions contre la Syrie prévoyant un gel des avoirs et une interdiction de visas contre 15 nouvelles personnes et 5 sociétés proches du régime.
L’UE a déjà adopté une série de sanctions à l’encontre de la Syrie, dont un gel des avoirs et une interdiction de voyage visant 35 personnes dont le président Assad et quatre entreprises, ainsi qu’un embargo sur les armes.
Elle travaille en outre à un éventuel embargo sur les produits pétroliers importés du pays. L’Europe achète 95% du pétrole exporté par la Syrie, ce qui représente un tiers des recettes du pays.
A Istanbul, des figures de l’opposition de tendance islamiste ont annoncé mardi avoir mis sur pied un "Conseil national" destiné à coordonner leur lutte contre le régime de Damas. La décision a été prise au terme de quatre jours de discussions dans cette métropole turque, ont précisé des participants lors d’une conférence de presse.
Dans le même temps, l’armée et les forces de sécurité syriennes ont poursuivi leur répression menant mardi des perquisitions dans la région de Mayadine (est), notamment dans les localités de Chara, Hourirya et Tayaneb alors des chars ont été aperçus se dirigeant vers Boukamal, à la frontière avec l’Irak, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH, basé en Grande-Bretagne), citant des habitants.
Selon cette organisation, deux activistes ont été arrêté à Saraqeb (nord-ouest).
Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a approuvé une résolution appelant notamment à "l’envoi urgent d’une commission d’enquête indépendante" sur place pour "mener des investigations sur les violations des droits de l’Homme en Syrie depuis mars 2011", établir les faits et les circonstances ayant conduit à de telles violations", et en "identifier les auteurs pour s’assurer" qu’ils répondent de leurs actes.
A l’ouverture de la session lundi le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Mme Navi Pillay, avait affirmé que ces "continuent à ce jour en Syrie", faisant état de 2.200 personnes tuées depuis le début de la crise en mars dernier, dont 350 personnes depuis le début du ramadan.
La Chine (avec la Russie, Cuba et l’Equateur) a voté contre la résolution, appelant cependant à la retenue et à éviter les violences, le porte-parole de la diplomatie affirmant en outre que "c’est à la Syrie de décider de l’avenir de la Syrie".

(Mardi, 23 août 2011 - Avec les agences de presse)

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