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Trois enfants de Kadhafi et son épouse sont entrés en Algérie

lundi 29 août 2011, par La Rédaction

Les autorités algériennes ont annoncé l’arrivée lundi d’une partie de la famille du colonel Mouammar Kadhafi sur leur territoire, alors que les membres du clan restaient introuvables depuis la chute de Tripoli.
Mais les rebelles libyens ont aussitôt annoncé qu’ils demanderont à Alger de les "ramener" en Libye.
"Nous allons demander à l’Algérie des les ramener" en Libye, a indiqué à l’AFP un membre de l’exécutif du Conseil national de transition (CNT), Mohammed al-Allagy.
L’épouse du colonel Mouammar Kadhafi et trois enfants de l’ex-chef de la révolution libyenne sont entrés lundi en territoire algérien, selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères.
"L’épouse de Mouammar El Gueddafi, Safia, sa fille Aïcha, ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants sont entrés en Algérie à 08h45 (07H45 GMT) par la frontière algéro-libyenne", a déclaré le ministère dans un communiqué diffusé par l’agence APS, sans fournir d’indication sur l’ancien homme fort libyen lui-même.
"Cette information a été portée à la connaissance du secrétaire général des Nations unies, du président du Conseil de sécurité et de M. Mahmoud Djibril, président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen", a conclu le ministère.
Les autorités, qui ont réaffirmé leur "stricte neutralité" dans le conflit libye, n’ont pas justifié l’autorisation d’entrer en Algérie des quatre Kadhafi pas plus qu’elles n’ont précisé s’ils étaient entrés par voie aérienne ou terrestre, car les deux pays sont frontaliers.
La fille de Kadhafi, Aïcha, serait à moins de 48 heures d’accoucher
Selon des sources locales citées par le patron du quotidien Ennahar, Anis Rahmani, une trentaine de personnes, dont dix "rescapés" non membres de la famille Kadhafi et grièvement blessés, ont pu passer la frontière en plein Sahel à l’extrême frontière sud de l’Algérie à hauteur de Djanet (plus de 2000 km au sud d’Alger).
"Ils sont entrés en Algérie en catastrophe car ils étaient pourchassés" par les rebelles, selon les mêmes sources.
"Aïcha, la fille de Kadhafi, devrait accoucher aujourd’hui ou demain et a besoin de soins médicaux", selon ces sources.
Le groupe devrait rester "quelque temps à Djanet (est)", ont-elles ajouté.
Dans son édition en ligne, le quotidien El-Watan a également annoncé que l’Algérie a fermé lundi ses frontières avec la Libye après avoir décrété une alerte générale.
La fin du ramadan mardi ou mercredi et le fait que ces Kadhafi "ne soient pas recherchée par la Cour pénale international (CPI) pourraient expliquer cette décision algérienne", selon un politologue algérien Abdelaziz Djerrad, ancien haut fonctionnaire des Affaires étrangères et de la présidence.
Une décision "humanitaire", selon lui, qu’Alger a probablement prise "après consultations avec les Libyens, mais aussi la France et les Etats-Unis", membres actif de l’Otan dans son soutient au CNT.
Mohamed, l’aîné, est un homme de réseau très discret. Hannibal, 33 ans, est surtout connu pour ses excès de comportement à l’origine d’une grave crise diplomatique entre Tripoli et Berne. Aïcha, l’avocate, avait déposé une plainte rejetée fin juin à Paris pour "assassinat" et "crimes de guerre" après la mort de quatre membres de sa famille, dont un de ses sept frères, lors d’un bombardement de l’Otan le 30 avril sur Tripoli.
Safia Farkash, mère de sept des huit enfants biologiques de Mouammar Kadhafi dont elle est la seconde épouse, est une femme discrète infirmière de métier, reconnue pour sa fortune et son influence considérables.
Une source rebelle libyenne, relayée par l’agence égyptienne Mena, avait affirmé la semaine dernière qu’un convoi de Mercedes blindées transportant peut être les Kadhafi était entré en territoire algérien. Alger avait catégoriquement démenti.
Lundi matin, Alger, qui n’a pas reconnu le CNT, a annoncé la tenue samedi dernier d’une rencontre au Caire entre son ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci et le numéro deux du CNT Mahmoud Djibril.

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Aux portes de Syrte, les rebelles fêtent la fin du ramadan à la belle étoile

Sous un magnifique ciel étoilé, les rebelles en bivouac fêtaient lundi soir la fin du ramadan, arrêtant, le temps d’une nuit de repos, leur progression vers la ville de Syrte, dernier grand bastion des pro-Kadhafi sur la côte libyenne.
Les rebelles ont continué lundi leur avance Syrte (centre de la Libye) et occupaient lundi soir les localités de Nofilia et Umr Gandil, sur la route longeant le golfe de Syrte.
"Nos premières positions sont désormais installées à environ 100 km à l’est de Syrte, mais nos éléments de reconnaissance ont avancé jusqu’à la vallée rouge, (à environ 70 km à l’est de Syrte) où les kadhafistes tentent de bloquer notre avance avec leur artillerie", confie un officier rebelle.
Le relief légèrement escarpé de la vallée rouge constitue la dernière barrière naturelle avant Syrte, dans un paysage désertique plat comme la main, avec en arrière plan les eaux de la Méditerranée.
Coupant le pays en deux, le désert de Syrte, qui abrite l’essentiel des puits de pétrole libyens, relie sur plusieurs centaines de kilomètres la Cyrénaïque (est) à la Tripolitaine (ouest).
"Demain si Dieu le veut, nous continuerons à avancer !", a expliqué cet officier : "Leur moral est au plus bas, ils abandonnent leurs munitions derrière eux, ils se font assommer par les bombardements de l’Otan".
A Nofilia, hameau perdu dans les sables, de nombreux combattants rebelles bivouaquent en bord de route pour la nuit, après une nouvelle journée de combats et de raids vers les lignes ennemies.
De rapides ablutions, puis c’est la prière et ses quelques minutes de recueillement pour le "Dieu miséricordieux", au pied des 4X4 poussiéreux et de leurs mitrailleuses menaçantes.
Pour l’iftar, le repas de rupture du jeûne du ramadan, des unités de volontaires venus de l’arrière distribuent généreusement le ravitaillement : des dattes et du lait, comme le veut tradition, mais également de savoureux plats de riz cuisinés sous cellophane.
Un rebelle achève une conversation sur son téléphone satellite pour annoncer bruyamment à ses camarades que cette nuit marque l’Aïd el-Fitr, la fin du mois de jeûne.
Pour les rebelles repus et tout d’un coup enthousiastes, l’occasion est trop belle de défourailler vers le ciel, qui se strie instantanément des balles traçantes de kalachnikov et de 14.5 mm.
Indifférents à ces célébrations, des chars T-55 et pièces d’artillerie roulent dans l’obscurité en direction de l’ouest, vers le front, trahis par le vacarme de leurs chenilles sur le goudron.
"Allah Akbar !", crient en choeur les combattants, sûrs de leur victoire et de la prise imminente de Syrte, où, veulent-ils croire, "des gros poissons du régime, l’un des fils Kadhafi ou Kadhafi lui-même, sont sans doute terrés vu la résistance rencontrée".
Les négociations avec des leaders tribaux locaux en vue d’une reddition pacifique de la ville se poursuivent mais elles ne donnent toujours rien pour le moment, selon plusieurs commandants rebelles, pour qui la ville est "l’otage des kadhafistes".
Claquant des mains autour d’un feu de camp, les rebelles entonnent en choeur des chants patriotiques et des slogans contre le "tyran". Des équipes d’éclaireurs, venus se reposer pour la nuit hors de portée des roquettes adverses, installent leur matelas sur le bas-côté de la route.
"En deux jours, nous n’avons subi aucune perte, grâce à Dieu", se félicite l’un deux, dégustant un thé à la menthe tout en devisant sur le refuge hypothétique du colonel Kadhafi.
Alors que les rebelles ont également avancé par l’ouest, depuis Misrata, jusqu’à une trentaine de kilomètres de Syrte, la ville se retrouve désormais prise en tenailles, et sa chute est imminente, assurent les combattants.

(Lundi, 29 août 2011 - Avec les agences de presse)

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