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"C’est notre droit de tuer Kadhafi", préviennent les rebelles libyens

mercredi 31 août 2011, par La Rédaction

Muammar Kadhafi est très certainement en Libye, ont indiqué mercredi de hauts responsables du Conseil national de transition (CNT, organe politique des rebelles)), et "s’il ne se rend pas, c’est notre droit de le tuer", a ajouté l’un d’eux. "L’information que j’ai est celle-là : Kadhafi est quasi certainement, à 80 %, encore en Libye", a indiqué Omar Hariri, responsable des affaires militaires à Tripoli.
"Nous pensons qu’il est en Libye (...). C’est notre droit de le tuer", a précisé Ahmad Darrad, chargé des affaires intérieures du pays. "Il nous tue, c’est un criminel et un hors-la-loi. Partout dans le monde si un criminel ne se rend pas, il est du droit de ceux qui font respecter la loi de le tuer", a poursuivi M. Darrad, qui doit superviser la création d’un ministère de l’Intérieur lors de la formation du nouveau gouvernement.
Selon les rebelles, Muammar Kadhafi se cache soit à Bani Walid, au sud-est de Tripoli, ou dans les environs de la capitale. Des rumeurs le donnent également proche de la ville de Syrte, sa région d’origine, où les rebelles s’apprêtent à donner l’assaut. Auparavant, Ali Tarhuni, un des plus hauts responsables du CNT, avait laissé entendre devant des journalistes que les rebelles savaient où se trouvait l’ancien dirigeant, mais refusait de donner des détails. Il s’est contenté d’indiquer que Muammar Kadhafi serait "en train de courir d’égout en égout".

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L’UE s’inquiète du sort des mercenaires emprisonnés

L’Union européenne a rappelé, mercredi, la nécessité de respecter le droit international et les droits de l’homme, alors que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a fait état de "centaines" de prisonniers, dont des mercenaires, détenus par les rebelles libyens. Interrogée à ce propos au cours d’un point de presse, une porte-parole du chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, Maja Kocijancik, a admis que l’UE n’avait pas arrêté à ce stade de position spécifique sur la question des mercenaires détenus par les rebelles.
"Mais, en tout cas, le (respect du) droit international et le respect des droits de l’homme sont absolument nécessaires", a-t-elle souligné, faisant allusion notamment aux conventions internationales sur les prisonniers de guerre. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué lundi que les rebelles libyens détenaient des "centaines" de prisonniers, dont des étrangers. Un membre de l’exécutif du CNT, Mohammed al-Allagy, chargé des questions de justice, a assuré pour sa part que les prisonniers étaient bien traités et a confirmé la présence parmi eux de mercenaires, dont des Croates.

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La Russie participera à la conférence des "amis de la Libye" à Paris

L’émissaire spécial du Kremlin pour l’Afrique Mikhaïl Marguelov participera jeudi à Paris à la conférence des "amis de la Libye", qui doit préparer l’après-Kadhafi, ont rapporté mercredi les agences russes.
"Sur ordre du président russe, la Russie participera à la conférence sur la Libye", a déclaré M. Marguelov à l’agence Ria Novosti.
"Notre pays était l’un des premiers à être invité à ce forum", a-t-il ajouté.
La Russie a gardé jusqu’au dernier moment le suspense sur ses intentions concernant cette conférence.
L’ambassadeur russe auprès de l’ONU, Vitali Tchourkine, a déclaré mercredi matin que M. Marguelov serait à Paris le 1er septembre mais a dit ignorer s’il participerait à l’événement.
Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch, a pour sa part affirmé la semaine dernière que le ministère n’était "pas au courant de l’invitation".
La Russie, allié traditionnel de Tripoli, avait refusé en juillet de reconnaître le Conseil national de transition (CNT), instance dirigeante de la rébellion libyenne, comme "seule autorité" du pays.
Le président russe, Dmitri Medvedev, a cependant indiqué le 24 août que la Russie était prête à établir des relations avec les rebelles libyens s’ils parvenaient à unir le pays.
Moscou s’était abstenue avec la Chine lors du vote au Conseil de sécurité de la résolution 1973 qui a permis l’intervention internationale en mars en Libye, mais a par la suite vivement dénoncé les conditions de sa mise en oeuvre par les Occidentaux, tout en appelant au départ de Mouammar Kadhafi.

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L’Italie débloque 500 millions d’euros

Le gouvernement italien a débloqué 500 millions d’euros en faveur de la Libye, a annoncé mercredi le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, soit un chiffre supérieur aux 350 millions annoncés par Rome la semaine dernière. "Le président (du Conseil Silvio) Berlusconi avait parlé de 350 millions. Aujourd’hui, la décision finale a été d’en débloquer 500, pour donner un soutien plus grand à nos amis libyens", a déclaré à Pannonhalma, en Hongrie, le ministre, dont les propos ont été rapportés par l’agence italienne Ansa.
Le 25 août, l’Italie a annoncé le déblocage de fonds à hauteur de 350 millions d’euros au Conseil national de transition (CNT), organe politique des rebelles libyens. "La somme sera avancée par l’Italie la semaine prochaine, à valoir sur le dégel des avoirs libyens dans les banques italiennes", avait alors déclaré Franco Frattini en soulignant que l’Italie pouvait prendre en garantie les avoirs libyens pour avancer de l’argent aux rebelles, en vertu de la législation sur les missions à l’étranger. Le même jour, à l’issue d’une rencontre à Milan avec le numéro deux de la rébellion libyenne Mahmoud Jibril, Silvio Berlusconi a annoncé que l’Italie fournirait à travers le géant Eni au "nouveau gouvernement de grandes quantités de gaz et d’essence destinés à la population sans paiement (immédiat) des Libyens".
Avant l’insurrection, l’Italie était devenue le premier partenaire commercial de la Libye et plus de 180 entreprises italiennes y étaient installées.

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Paris ne craint pas de dérive islamiste du CNT

La France ne redoute pas d’éventuelle dérive islamiste du Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de la rébellion libyenne, a fait savoir mercredi l’Élysée, estimant qu’il fallait établir une "nuance" entre "musulmans pratiquants et islamistes". "Il est normal qu’il y ait de nombreuses sensibilités qui s’expriment dans ces forces qui ont libéré la Libye (...) il y a, et c’est normal, des musulmans pratiquants, par exemple le président (du CNT Moustapha) Abdel Jalil, mais je ne le qualifierai sûrement pas d’islamiste", a estimé une source à la présidence.
"Il y a une nuance très importante entre musulmans pratiquants et islamistes qui veulent mener le Jihad (la guerre sainte), a-t-elle ajouté, il peut y avoir des groupuscules mais nous sommes certains d’une chose, c’est qu’ils ne représentent ni une menace, ni une sensibilité importante du peuple libyen." "Il n’y a pas de risque", a poursuivi l’Élysée en prenant pour exemple la "feuille de route" pour la transition adoptée par le CNT, qui prévoit notamment la protection de la liberté de culte et des libertés publiques. "On n’a pas d’inquiétude. Il y a beaucoup de fantasmes, il y a des religieux au sein du CNT, mais ça n’en fait pas des islamistes", a-t-on insisté.
L’Élysée a également réfuté toute inquiétude concernant des liens, mis en avant par la presse, entre le chef militaire rebelle de Tripoli, Adbelhakim Belhadj, et des islamistes proches d’al-Qaida. "Nous n’avons pas cette inquiétude. Il se trouve que le chef d’état-major particulier du chef de l’État (le général Benoît Puga) l’a rencontré très récemment et a pu se faire une opinion personnelle qui ne correspond pas du tout" à ces accusations, a-t-on répondu. Un porte-parole militaire de la rébellion libyenne, le colonel Ahmed Omar Bani, avait lui aussi démenti ces accusations dimanche.

(Mercredi, 31 août 2011 - Avec les agences de presse)

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