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Conférence des "amis" de la Libye à Paris

jeudi 1er septembre 2011, par La Rédaction

La communauté internationale se retrouve jeudi à Paris pour engager, autour de la France et de la Grande-Bretagne, la transition démocratique de la "Libye libre", sur fond d’ultimes combats entre la rébellion et le dernier carré des fidèles du colonel Muammar Kadhafi. Près de six mois après avoir accueilli, le 19 mars, la conférence qui a lancé l’intervention militaire contre le "Guide" libyen, le président français Nicolas Sarkozy a convié à partir de 17 heures à l’Élysée, avec le Premier ministre britannique David Cameron, les représentants d’une soixantaine de pays avec l’ambition affichée de concrétiser politiquement la victoire militaire qui a précipité la fin du régime Kadhafi.
"Sur le plan militaire, la partie est jouée", résume un proche du président français. "Il est maintenant fondamental de réussir la transition (...) mais si on attend, on risque de la faire échouer". Pour y parvenir, Nicolas Sarkozy a élargi le format de sa conférence en y invitant, outre la trentaine de membres du "groupe de contact" qui ont soutenu les frappes aériennes, les représentants de pays qui étaient jusque-là hostiles à l’opération de l’Otan ou qui avaient jugé qu’elle dépassait le cadre fixé par la résolution 1973 des Nations unies.
Membres de la coalition, le Canadien Stephen Harper, l’Américaine Hillary Clinton, l’Italien Silvio Berlusconi et les secrétaires généraux de la Ligue arabe Nabil al-Arabi et de l’ONU Ban Ki-moon sont attendus à Paris. Mais aussi l’Allemande Angela Merkel, des ministres chinois et russe, ainsi que l’ambassadeur brésilien au Caire, Cesario Melantonio, présent, selon Brasilia, en tant qu’"ambassadeur extraordinaire pour le Moyen-Orient". La participation de l’Afrique du Sud, également invitée, n’a pas été confirmée.
Les deux principaux responsables du Conseil national de transition (CNT, organe politique de la rébellion libyenne), Moustapha Abdel Jalil et Mahmoud Jibril, doivent profiter de leur présence à Paris pour présenter leur "feuille de route" vers la démocratie et, surtout, leurs besoins urgents en matière d’aide et de reconstruction. Ils doivent aussi plaider pour le dégel des dizaines de milliards de dollars déposés par le clan Kadhafi dans les banques internationales. À ce jour, seules deux enveloppes d’environ 1,5 milliard de dollars chacune ont été libérées des comptes américains et britanniques où elles dormaient, sur un pactole total estimé à environ 50 milliards. Très réticentes, la Chine, la Russie et l’Afrique du Sud, qui souhaitent la fin des opérations de l’Otan, n’ont accordé qu’au compte-gouttes les demandes de levée des sanctions présentées par les soutiens du CNT.

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Saadi Kadhafi affirme pouvoir négocier avec le CNT

Saadi Kadhafi, l’un des fils de Mouammar Kadhafi, a déclaré mercredi à la chaîne de télévision émiratie Al Arabiya être officiellement mandaté par son père pour négocier avec les forces du nouveau pouvoir libyen.
Il a affirmé avoir contacté à cet effet un responsable militaire du Conseil national de transition (CNT) à Tripoli.
"Nous parlons ici de pourparlers visant à faire cesser le bain de sang en Libye", a-t-il dit en se référant à une conversation téléphonique avec Adel Hakim Belhadj, chef militaire des forces anti-Kadhafi dans la capitale.
"Nous reconnaissons le fait qu’ils (le CNT, ndlr) représentent une partie légitime, mais nous sommes aussi le gouvernement ainsi qu’une partie à la négociation qui est légitime".
Cité auparavant par Al Djazira, Abdel Hakim Beklhadj, avait annoncé que Saadi Kadhafi lui avait proposé de se rendre et de rallier le nouveau pouvoir à condition que sa propre sécurité soit assurée.
Le chef des forces anti-Kadhafi à Tripoli a ajouté qu’il avait l’intention de donner suite à cette offre.
"J’ai eu aujourd’hui une conversation avec le fils de Kadhafi, Saadi, durant laquelle il a demandé à rallier la révolution et a réclamé des garanties pour revenir à Tripoli et auprès de son peuple", a-t-il dit selon la traduction anglaise en voix off d’une interview en arabe.
"Il nous a donné une idée du lieu où il se trouve et nous prendrons contact avec lui pour donner suite à cette affaire", a-t-il ajouté.
La chaîne américaine CNN a cependant rapporté que Saadi avait nié avoir l’intention de se rendre en déclarant que les forces anti-Kadhafi refusaient de négocier.
"Je me rendrais plutôt à un véritable gouvernement qu’à ces gens-là", a déclaré le fils Kadhafi dans un message envoyé à un journaliste de la chaîne.
Troisième fils du colonel Kadhafi, Saadi est un homme d’affaires et un ancien footballeur. Sa capture avait été annoncée peu après la prise de Tripoli par les adversaires de son père, mais il s’est avéré ensuite qu’il était toujours en liberté comme le reste de la famille du Guide.

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Le ministre des Affaires étrangères de Kadhafi arrêté à Tripoli

Abdelati Obeïdi, ministre des Affaires étrangères du régime déchu de Mouammar Kadhafi, a été arrêté par les forces du nouveau pouvoir libyen près de Tripoli, a rapporté un envoyé spécial de l’agence Reuters.
L’homme a été appréhendé dans sa ferme de Djanzour, à la périphérie ouest de la capitale, au cri de "Allahu Akbar" (Dieu est le plus grand) poussé par les forces loyales au Conseil national de transition (CNT).
Il portait l’habit traditionnel libyen.
Abdallah al Hidjazi, un proche collaborateur du Guide, a également été capturé par les forces anti-Kadhafi dans la capitale, ajoute-t-on de sources proches du nouveau conseil de transition.
L’entourage du Guide a connu toute une série de défections, d’arrestations et morts de personnalités de haut rang depuis le soulèvement armé qui a mis fin à près de 42 ans de régime sans partage.
Lundi, le CNT avait déclaré croire que Khamis Kadhafi, un autre fils du Guide, et le chef des services secrets, Abdoullah al Senoussi, avaient été tués par ses forces lors d’accrochages.
L’épouse de l’ex-n°1 libyen et trois de ses autres enfants, dont sa fille Aïcha, se sont réfugiés lundi dans le Sud-Algérien, a confirmé Alger.

(Jeudi, 1er septembre 2011 - Avec les agences de presse)

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