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Le CNT libyen prolonge d’une semaine l’ultimatum lancé à Syrte

jeudi 1er septembre 2011, par La Rédaction

Le conseil intérimaire au pouvoir en Libye a annoncé jeudi qu’il prolongeait d’une semaine son ultimatum aux partisans de Mouammar Kadhafi retranchés dans la ville côtière de Syrte.
Avant cette annonce, le Conseil national de transition (CNT) avait fixé un ultimatum de quatre jours, censé expirer samedi, aux partisans du régime dans la ville natale du colonel Kadhafi.
Selon la BBC, les intenses discussions qui étaient en cours avec les chefs de tribu de Syrte afin d’éviter un bain de sang ont pris fin jeudi sans qu’un accord ait pu être trouvé.
Outre Syrte, les forces fidèles au clan Kadhafi tiennent encore plusieurs bastions, dont l’oasis de Sebha dans le centre-ouest du pays et, à 150 km au sud-est de Tripoli, la ville de Bani Walid.

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Le CNT dément l’existence d’un accord avec la France

Le représentant à Paris du Conseil national de transition, instance dirigeante de la rébellion libyenne, a nié jeudi que le CNT ait signé avec la France un document lui promettant 35% du pétrole libyen, dans une déclaration à l’AFP.

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L’UE lève ses sanctions sur les entreprises et ports libyens

L’Union européenne a décidé de lever ses sanctions contre les banques, compagnies d’énergie et ports libyens, a-t-on appris jeudi.
L’objectif est de fournir des ressources au gouvernement intérimaire libyen pour l’aider à faire redémarrer l’économie de la Libye, a expliqué la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.
La décision concerne 28 ports ainsi que les secteurs bancaires et énergétiques libyens.
En mai, l’UE a reconnu de facto le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion, en ouvrant un bureau diplomatique à Benghazi, fief de l’insurrection.

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La Russie reconnaît le Conseil de transition comme "autorité au pouvoir"

La Russie reconnaît le Conseil national de transition (CNT), instance dirigeante de la rébellion libyenne, comme "autorité au pouvoir" en Libye, a indiqué jeudi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. "La Fédération de Russie reconnaît le CNT comme autorité au pouvoir et salue son programme de réformes qui prévoit l’adoption d’une nouvelle Constitution, l’organisation d’élections et la formation d’un gouvernement", a ajouté le ministère. "Notre pays a établi des relations diplomatiques avec la Libye le 4 septembre 1955 et ne les a jamais interrompues, quel que soit le gouvernement en place à Tripoli", a souligné le ministère. Ces déclarations interviennent le jour de l’ouverture à Paris de la conférence des "amis de la Libye", qui doit préparer l’après-Kadhafi, à laquelle participera l’émissaire spécial du Kremlin pour l’Afrique, Mikhaïl Marguelov.
Les rebelles libyens ont décidé la semaine dernière d’installer leur gouvernement provisoire à Tripoli, plus de six mois après le début de la révolte contre le régime de Muammar Kadhafi. La Russie, allié traditionnel de Tripoli, avait refusé en juillet de reconnaître le CNT comme "seule autorité" du pays. Celui-ci a déjà été reconnu par les États-Unis et de nombreux pays occidentaux. Le président russe Dmitri Medvedev avait toutefois indiqué le 24 août que la Russie était prête à établir des relations avec les rebelles libyens s’ils parvenaient à unir le pays. Dmitri Medvedev avait souligné alors que la Russie avait une position prudente et qu’elle "observait le développement des événements". La Russie s’était abstenue avec la Chine lors du vote au Conseil de sécurité de la résolution 1973 qui a permis l’intervention internationale en mars en Libye, mais a par la suite vivement dénoncé les conditions de sa mise en oeuvre par les Occidentaux, tout en appelant au départ de Muammar Kadhafi.
Après avoir décroché ces dernières années des contrats prometteurs en Libye, la Russie pourrait payer cher sa position plus que prudente sur l’insurrection et voir ses espoirs s’envoler de réaliser des affaires avec ce pays, notamment dans le secteur de l’armement, selon des experts.

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Mouammar Kadhafi dit qu’il ne se rendra pas, appelle à résister

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a affirmé qu’il ne "se rendra pas" et appelé ses partisans à "poursuivre la résistance", selon des extraits d’un message diffusés jeudi en bandeau par la télévision satellitaire Arrai.
"Même si vous n’entendez pas ma voix, poursuivez la résistance", a déclaré Mouammar Kadhafi. Arrai, basée en Syrie, a annoncé que le message sonore serait diffusé ultérieurement.
"Nous ne nous rendrons pas. Nous ne sommes pas des femmes et nous allons poursuivre le combat", a lancé le colonel libyen traqué par les rebelles depuis la chute de son QG à Bab al-Aziziya à Tripoli le 23 août.
"Il y a des divergences entre l’Alliance de l’agression (l’Otan) et ses agents (les rebelles)", a encore dit M. Kadhafi.
Jeudi, le vice-président du Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de la rébellion libyenne, Abdel Hafiz Ghoga, a déclaré que Mouammar Kadhafi pourrait se trouver à Bani Walid, une localité située au sud-est de Tripoli, mais que ces informations n’ont pas été confirmées.
Les rebelles ont également cité Syrte, région d’origine du colonel libyen toujours aux mains des pro-Kadhafi, parmi les possibles refuges de l’ex-leader.