Al-Oufok

Site du Mouvement Démocratique Arabe

Accueil > Égypte > Le procès de Moubarak reprendra mercredi 7 septembre

Le procès de Moubarak reprendra mercredi 7 septembre

lundi 5 septembre 2011, par La Rédaction

Le procès d’Hosni Moubarak a été ajourné lundi soir et reprendra mercredi, rapporte la télévision publique égyptienne au terme d’une journée d’audience émaillée de nombreux incidents.

Des échauffourées ont opposé partisans et adversaires de Moubarak à l’intérieur et hors du tribunal où avait lieu la troisième audience de son procès.

Hosni Moubarak, qui s’est de nouveau présenté allongé sur une civière, est jugé pour corruption, détournement de fonds publics et meurtre avec préméditation dans le cadre de la répression du mouvement qui a provoqué sa démission en février et fait 840 morts selon un bilan officiel.

Agé de 83 ans, il est le premier dirigeant arabe jugé en personne depuis qu’ont éclaté les révoltes du "printemps arabe" au début de l’année.

Ses fils Alaa et Gamal comparaissent à ses côtés, ainsi que son ancien ministre de l’Intérieur Habib Adli.

***

Égypte : reprise du procès Moubarak au Caire

Le procès de l’ex-président égyptien Hosni Moubarak au Caire, entamé début août, entre dans le vif des accusations lundi avec l’audition de témoins pour déterminer les responsabilités dans le meurtre de manifestants durant la révolte du début de l’année. Contrairement aux premières audiences le 3, puis le 15 août, les débats marqués par l’image de l’ancien raïs, 83 ans, comparaissant allongé sur une civière, ne seront pas retransmis en direct à la télévision. Cette mesure a été décidée par le président de la cour pénale, le juge Amed Refaat, manifestement excédé par l’atmosphère survoltée régnant dans la salle lors de la précédente audience, en particulier parmi les avocats des plaignants.

Après des séances relativement formelles, la session de lundi doit se pencher sur la question de la responsabilité des tirs d’hommes embusqués contre des manifestants lors des événements de janvier et de février, qui ont abouti à la démission de l’homme fort de l’Égypte. Selon le quotidien gouvernemental al-Ahram, "le tribunal va écouter quatre témoins à charge, dont le chef du service des communications au sein de la force de la sécurité centrale [antiémeutes], et des officiers responsables des salles des opérations de la même force". La cour cherche à savoir si les ordres de tirer sur la foule ont été donnés sous la seule responsabilité du ministère de l’Intérieur, ou si Hosni Moubarak était aussi impliqué.

L’ancien ministre de l’Intérieur Habib el-Adli est jugé en même temps qu’Hosni Moubarak pour la répression des journées d’insurrection populaire, qui ont fait officiellement près de 850 morts. Leur responsabilité, si elle est démontrée, est passible de la peine de mort. Hosni Moubarak et ses fils Alaa et Gamal, jugés en même temps que lui, sont également inculpés pour corruption et enrichissement illicite. L’ancien président, qui souffrirait de problèmes cardiaques et de dépression, est en détention préventive dans un hôpital près du Caire. L’éventualité d’un cancer a fait l’objet d’informations contradictoires. Ses deux fils sont, quant à eux, détenus à la prison de Tora, dans la périphérie sud de la capitale.

Un richissime homme d’affaires proche de l’ancien clan présidentiel, Hussein Salem, est jugé par contumace dans le même procès. Trois avocats koweïtiens sont par ailleurs arrivés dimanche au Caire pour se joindre à la défense de Moubarak. Le chef de l’équipe, Me Fayça el-Oteibi a affirmé à la presse à l’aéroport que deux autres de ses collègues étaient attendus plus tard dans la journée au Caire. "Nous sommes cinq avocats koweïtiens et nous sommes venus défendre Hosni Moubarak par gratitude" à l’égard de l’ancien président qui avait soutenu le Koweït lors de l’invasion irakienne en 1990.

Le ministre égyptien de la Justice Abdel Aziz el-Guendi, cité dimanche par le journal indépendant al-Masri al-Youm, a toutefois indiqué qu’aucune demande officielle d’avocats koweïtiens "n’a[vait] été encore déposée", et qu’il n’était pas acquis qu’ils puissent participer au procès lundi. Hosni Moubarak est le premier dirigeant renversé par les révoltes qui secouent le monde arabe depuis décembre dernier à comparaître en personne devant la justice. Le Tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, en exil en Arabie saoudite depuis son renversement en janvier, a été jugé par contumace à Tunis. Le Libyen Muammar Khadafi demeure introuvable depuis la chute de Tripoli fin août.

Ce procès historique après un règne sans partage de trente ans sur le plus peuplé des pays arabes est suivi avec un énorme intérêt par la population égyptienne et ailleurs dans la région.

(Lundi, 05 septembre 2011 - Avec les agences de presse)

Pour vous inscrire à notre liste de diffusion "Assawra"
faites la demande à l’adresse : inscription@assawra.info

<FONT color=#ff0000 face=Arial>Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
<A href="http://www.aloufok.net/spip.php?article2">http://www.aloufok.net/spip.php?article2