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Après Nicolas Sarkozy, Barack Obama doit rencontrer Mahmoud Abbas

mercredi 21 septembre 2011, par La Rédaction

Les pressions internationales s’intensifiaient mardi sur les Palestiniens à New York, où sont arrivés plusieurs chefs d’État, dans l’espoir d’éviter une confrontation sur la demande d’adhésion d’un État de Palestine à l’ONU. La Maison-Blanche a annoncé que Barack Obama s’entretiendrait avec le président palestinien Mahmoud Abbas à minuit, dans la nuit de mercredi à jeudi, une rencontre qui n’était pas initialement prévue au programme de Barack Obama.
Mahmoud Abbas s’est entretenu successivement avec le président français Nicolas Sarkozy et le chef de la diplomatie britannique William Hague, dont les pays siègent au Conseil de sécurité en tant que membres permanents. Nicolas Sarkozy doit rencontrer mercredi le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, avant de s’entretenir avec Barack Obama. Il a également appelé dans un discours à prendre garde "que des conflits qui durent depuis 60 ans ne viennent empoisonner la construction de la démocratie dans les pays musulmans", en claire allusion au conflit israélo-palestinien.
Dans le même temps, le Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, ONU, Russie, UE) était réuni mardi soir pour tenter d’élaborer une déclaration permettant la reprise de négociations de paix israélo-palestiniennes avant la remise prévue vendredi de la demande d’adhésion d’un État de Palestine au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a déclaré à New York que son pays soutiendrait "certainement" l’initiative palestinienne, selon l’agence Interfax. Le gouvernement israélien a affirmé que les Palestiniens ne disposaient pas de la majorité de neuf voix au Conseil de sécurité nécessaire pour valider une demande d’adhésion d’un État. Selon des sources diplomatiques, cette majorité n’était pas assurée.
L’Union européenne n’a pas divulgué sa position, afin d’exercer le maximum de pression pour une reprise des négociations, selon William Hague. "Nous nous attendons à un veto américain mais nous attendons à ce que les Européens prennent une position de principe, comme toujours", a déclaré à l’AFP Hanane Achraoui, membre de la délégation palestinienne. L’administration américaine multiplie les efforts pour empêcher la constitution de cette majorité, afin de s’épargner l’embarras de devoir utiliser son veto, un an après le discours de Barack Obama affirmant vouloir voir un État palestinien entrer à l’ONU en 2011. Le ministre palestinien des Affaires étrangères Ryad al-Maliki a exhorté les États-Unis à réviser leur position pour se ranger avec "la majorité" des pays favorables à la demande d’adhésion, en référence aux plus de 120 pays sur 193 prêts à voter en ce sens à l’Assemblée générale de l’ONU.
"Nouvelle journée à l’ONU. Diplomatie intensive pour éviter une catastrophe ferroviaire diplomatique pour la paix au Proche-Orient. Nous devons trouver une solution d’avenir pour tout le monde", a résumé dans un tweet à l’aube Carl Bildt, le ministre suédois des Affaires étrangères. Les États-Unis et Israël affirment qu’un État palestinien ne peut naître que dans le cadre des négociations de paix, enlisées depuis près d’un an.
"La voie de la paix passe par le dialogue et non par des déclarations unilatérales", a répété Benyamin Netanyahou devant les députés et élus locaux de son parti Likoud, principale formation de la droite israélienne, avant son départ pour New York. "Israël souhaite obtenir non pas un morceau de papier sans valeur mais une vraie paix avec des arrangements de sécurité, une paix qui ne disparaîtra pas avant même d’être signée", a dit Benyamin Netanyahou, qui entend présenter devant l’Assemblée générale la "vérité" d’Israël, après le discours de Mahmoud Abbas.

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Des colons manifestent en Cisjordanie, affrontements signalés

Des colons juifs ont manifesté mardi en Cisjordanie contre le projet de demande de reconnaissance de l’Etat palestinien à l’Onu et des affrontements ont eu lieu dans un village au moins.
Environ 200 colons, dont beaucoup agitaient des drapeaux israéliens, ont défilé dans l’enclave d’Itamar, près de Naplouse.
"Nous leur montrons seulement que c’est chez nous. Nous sommes les vrais propriétaires de la terre d’Israël", a dit Moshe Goldsmith, maire d’Itamar, colonie de 1.400 habitants.
Les colons appellent la Cisjordanie "Judée-Samarie" et considèrent qu’elle appartient à l’Eretz Israël, concept biblique de la Terre d’Israël.
Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, entend demander vendredi à l’Assemblée générale de l’Onu la reconnaissance de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967, ce qui regroupe la Cisjordanie et la bande de Gaza.
"Alors que les négociations à l’Onu donnent notre terre et essayent de former un Etat au coeur de la nation juive, nous montrons que nous défilons librement au coeur de la nation juive. Dans notre nation, sur notre terre", a dit Goldsmith, originaire de New York.
Environ 500.000 colons sont installés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Un porte-parole de l’Autorité palestinienne a qualifié les manifestations d’exemple des "intimidations et attaques régulières, incessantes" des colons.
"Nous sommes convaincus que tout cela a un objectif stratégique, qui est de provoquer des réactions violentes des Palestiniens", a dit Ghassan Khatib.
Les colons ont manifesté sous la protection des forces de sécurité israéliennes. Ils ont marché jusqu’au carrefour avec la route reliant Naplouse à Ramallah, où ils ont dansé et chanté en hébreu.
Les barrages formés par les forces de sécurité israéliennes ont provoqué d’importants embouteillages.
Des manifestations étaient prévues en deux autres endroits de Cisjordanie au moins mais il y avait moins de monde qu’espéré, ont rapporté les médias israéliens.
Certains colons ont choisi d’ignorer la demande palestinienne à l’Onu et font discrètement pression sur le gouvernement israélien pour qu’il annexe en retour des enclaves palestiniennes.
La manifestation d’Itamar a démarré devant la maison d’une famille israélienne massacrée en mars dernier, crime pour lequel un jeune Palestinien a été condamné par la justice israélienne.
Le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha), une agence de l’Onu, a enregistré une hausse des attaques de colons contre les Palestiniens et leurs propriétés cette année. Leur nombre a encore augmenté ces dernières semaines avec trois mosquées vandalisées depuis le début du mois de septembre.
Près d’Itamar, une vingtaine de colons ont attaqué le village d’Assira al Kibilia, jetant des pierres sur des maisons. Des jeunes Palestiniens ont répondu en lançant des pierres eux aussi, ont raconté des villageois.
Un porte-parole de Tsahal a dit que l’armée israélienne avait fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades incapacitantes.
Les Palestiniens ont accusé l’armée de protéger les colons. Un jeune a été blessé par une bombe lacrymogène, ont-ils affirmé.
Face aux attaques des colons, les Palestiniens ont formé des patrouilles. "L’idée, c’est qu’il est devenu clair, avec la récente hausse des attaques de colons, que les Palestiniens ne peuvent pas compter sur l’armée" israélienne, a dit Jonathan Pollak, militant israélien engagé dans la protection des populations arabes.

(Mercredi, 21 septembre 2011 - Avec les agences de presse)

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« Saga d’été »
Ce recueil, de cinquante quatre pages, regroupe tous les textes et photographies publiés sur "Al-Oufok", site du -Mouvement démocratique arabe-,
dans le cadre de sa rubrique estivale (juillet, août 2011) intitulée "Cartes postales...", sous la signature d'Al Faraby.
 
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