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Et maintenant on va où ?

jeudi 22 septembre 2011, par La Rédaction

Invitation à voir...
Et maintenant on va où ?
Comédie dramatique réalisé en 2011 par Nadine Labaki

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Sur le chemin qui mène au cimetière du village, une procession de femmes en noir affronte la chaleur du soleil, serrant contre elles les photos de leurs époux, leurs pères ou leurs fils. Certaines portent le voile, d’autres une croix, mais toutes partagent le même deuil, conséquence d’une guerre funeste et inutile. Arrivé à l’entrée du cimetière, le cortège se divise d’un côté les musulmanes et de l’autre les chrétiennes. Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, Et maintenant on va où ? raconte la détermination sans faille d’un groupe de femmes de différentes religions à protéger leur famille et leur village des menaces extérieures. Faisant preuve d’une grande ingéniosité, inventant de drôles de stratagèmes, unies par une amitié indéfectible, les femmes n’auront qu’un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence.

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Des femmes vêtues de noir avancent vers un cimetière. En dansant... Au bord des tombes, le cortège se scinde : les unes se dirigent vers les croix, les autres vers les croissants. C’est l’ouverture, impressionnante, du deuxième film de la Libanaise Nadine Labaki, quatre ans après les séduisants portraits de femmes entre elles de Caramel.
Les héroïnes d’Et maintenant, on va où ? sont, elles aussi, des résistantes : toutes ont survécu aux deuils, à la violence, à la haine de la guerre civile, dans un village de montagnes entouré de mines où la paix reste précaire. Le pays n’est jamais identifié - même si l’on pense très fort au Liban -, pour donner une portée universelle à une fable futée et surprenante. Car les femmes, lassées de pleurer leurs morts, sont prêtes à tous les mensonges (on vous laisse le plaisir de découvrir lesquels) pour distraire leurs maris, fils et frères de leurs pulsions bellicistes. Le tout avec l’aide, inattendue et drôle, d’un imam et d’un curé, plus tolérants que leurs ouailles masculines.
Burlesque pur qui bascule soudainement dans le tragique, scènes de café naturalistes qui se transforment en univers en-chanté à la Demy : le charme du film doit beaucoup aux ruptures de ton osées par Nadine Labaki et sa troupe - énergique - de comédiens. Ce mélange de fantaisie et de gravité est, parfois, un peu foutraque, mais terriblement attachant.

Samuel Douhaire

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« Saga d’été »
Ce recueil, de cinquante quatre pages, regroupe tous les textes et photographies publiés sur "Al-Oufok", site du -Mouvement démocratique arabe-,
dans le cadre de sa rubrique estivale (juillet, août 2011) intitulée "Cartes postales...", sous la signature d'Al Faraby.
 
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