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Le piège

mardi 27 septembre 2011, par La Rédaction

Le piège
d’Alexandre Dereims

Mardi 27 septembre 2011
de 20h35 à 21h55 sur France 5

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Au Niger, Alexandre Dereims a accompagné des migrants. Il les a suivis tout au long du chemin qui mène vers la Libye et l’Europe. Une route dangereuse, voire mortelle, pour fuir la misère, la guerre, la dictature. Le reporter a accompagné Emmanuel, Oumarou, Sayba, Fuceni, Jacques et quelques autres depuis Agadez, au Niger, jusqu’à Dirkou, à 400 kilomètres de la frontière libyenne. Il a attendu avec eux dans le ghetto des passeurs qu’il y ait assez de passagers pour pouvoir partir. Il a suivi leurs camions pour traverser, dans la chaleur infernale du désert, le Ténéré. En Libye, il a découvert les centres d’interrogatoires secrets de Benghazi où, avant la guerre civile, les migrants étaient détenus dans des conditions inhumaines.

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Pour les candidats à l’exil de l’Afrique subsaharienne, la riche Libye de Kadhafi était un pot de miel : la promesse de bons salaires ; une porte entrouverte sur l’Europe. Un piège, en réalité, comme le montre la remarquable enquête d’Alexandre Dereims (auteur du primé Han, le prix de la liberté, sur les réfugiés nord-coréens) que France 5 diffuse ce soir à 20h35. Une fois entrés, certains migrants étaient jetés dans des geôles, torturés et rançonnés – un business kadhafiste à grande échelle. D’autres prenaient bien la mer, mais dans des rafiots contrôlés par les garde-côtes du « Guide » – qui par ailleurs obtenait de l’Europe, cerise sur le loukoum, un milliard d’euros par an pour contenir les vagues migratoires…

Au-delà des manipulations tous azimuts de Kadhafi, Dereims montre ces migrants, qu’il a accompagnés dans leur odyssée infernale pendant quatre-vingt-dix jours, sous une lumière inédite. A Agadez, au Niger, alors qu’on s’attend à des filières clandestines, on découvre une organisation solide avec pignon sur rue, un peu comme une structure touristique. Les « aventuriers », comme se nomment les migrants, font vivre toute la ville – police, douane et mairie rackettant au passage. A Dirkou ou ailleurs, certains, désormais fauchés, tentent de se refaire un pécule en trimant telles des mules. Ceci durant des mois, voire des années. C’est le plus frappant : la plupart d’entre eux sont engagés dans une errance sans fin, d’un pays à l’autre, d’un squat à une prison, sans parfois même la possibilité de retourner chez eux. « Il faut forcer le destin, disent-ils pourtant. Tu ne peux pas t’asseoir et attendre que le bonheur te trouve ! »

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