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Marie Curie, au-delà du mythe

samedi 15 octobre 2011, par La Rédaction

Samedi 15 octobre 2011 de 20h40 à 21h35 sur Arte

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Arrivée à Paris en 1891, Maria Sklodowska s’inscrit à la Sorbonne, où ses brillants résultats ne tardent pas à la faire remarquer. Pierre Curie tombe sous son charme et la convainc de poursuivre ses travaux en France. En 1903, leurs découvertes communes sur les radiations sont récompensées par le prix Nobel de physique. Le couple sort de l’anonymat, mais la fatalité les rattrape : en 1906, Pierre meurt dans un accident de la circulation. Anéantie par cette perte, la scientifique se réfugie dans la recherche. Elle reçoit le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium en 1911. Mais, au-delà de ses découvertes scientifiques, qui était vraiment Marie Curie ?

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Pionnière parmi les pionniers, Marie Curie fut de ces esprits avant-gardistes sévè­rement jaugés par leurs con­temporains. Première enseignante titulaire d’une chaire en Sorbonne et unique femme couronnée de deux prix Nobel, la physicienne eut le tort de déroger au rôle traditionnel de l’épouse, en un temps où l’on can­tonnait plus volontiers les femmes aux fourneaux que derrière les paillasses de ­labo.
Cent ans après son Nobel de chimie, Michel Vuillermet débusque, sous les titres et les prouesses de Maria Sklodowska-Curie, les desseins d’une chercheuse passionnée.
Son film ingénieux rappelle que l’étudiante polonaise, marquée par la pensée d’Auguste Comte, a d’abord résisté clandestinement à la russification de sa patrie. Les interventions de sa petite-fille, Hélène Langevin-Joliot, et de l’historienne Christine Bard attestent que la France de l’affaire Dreyfus, xénophobe, misogyne, s’est montrée ingrate à son égard. Pointant le silence pesant des journaux français lors de son second Nobel (1) , en décembre 1911, le documentaire loue la ténacité de ­Marie Curie. Laquelle, vilipendée par le clan conservateur pour sa liaison avec Paul Langevin, décida se rendre à Stockholm, à la remise du prix, quand tous l’en dissuadaient. Loin de l’ima­ge de la frêle silhouette en robe noire, ce riche portrait redonne de la voix à l’inventrice du mot « radioactivité ».

(1) Huit ans plus tôt, l’Académie de Stockholm lui avait attribué le Nobel de physique, partagé avec son mari, Pierre Curie, et avec le chercheur Henri Becquerel, pour leurs travaux sur les radiations de l’uranium.

( Hélène Rochette )

(Samedi, 15 octobre 2011 - Avec les agences de presse)

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