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Premières déclarations de Gilad Shalit

mardi 18 octobre 2011, par La Rédaction

Le soldat israélien Gilad Shalit est rentré mardi matin en Israël après avoir passé plus de cinq ans en captivité aux mains du Hamas dans la bande de Gaza, a annoncé le porte-parole de l’armée israélienne. "Gilad est rentré chez lui", a déclaré le général Yoav Mordechai lors d’une conférence de presse radiotélévisée, avant d’ajouter : "Gilad Shalit est retourné dans son pays, sa patrie, sa famille". Selon lui, l’état de santé du jeune homme était "satisfaisant". "Selon les premiers résultats des examens médicaux que nous avons effectués à la base d’Amitaï (près de Gaza), nous avons estimé que l’état de santé de Gilad Shalit est bon", a affirmé le porte-parole.
Dans un entretien diffusé mardi par la télévision égyptienne peu après sa libération, Gilad Shalit a dit se sentir "en bonne santé". Le jeune homme, dont les propos en hébreu étaient traduits en arabe, est apparu à la télévision portant une chemise bleue à carreaux, esquissant parfois un sourire, mais pâle et parfois obligé de reprendre son souffle. Il a tenu à remercier tous ceux qui ont participé à sa libération, ajoutant : "Ma famille m’a beaucoup manqué, mes amis aussi." Il a indiqué avoir appris il y a une semaine qu’il devait être libéré. En entendant cela, "je ne peux pas décrire ce que j’ai ressenti, mais j’ai pensé que j’allais faire face à des moments difficiles", a-t-il dit à la journaliste l’interrogeant, qui a demandé au traducteur de faire vite parce que le jeune homme avait "l’air fatigué".
Il a également espéré que sa libération contre celle de centaines de détenus palestiniens emprisonnés en Israël favoriserait la paix. "J’espère que cet accord aidera à réaliser la paix entre les deux camps, Israël et les Palestiniens". "Je pense que les Égyptiens (qui ont joué un rôle de médiateur dans l’échange) ont réussi en raison de leurs bonnes relations avec Israël et avec le Hamas", a-t-il ajouté. Il a également souhaité que les autres prisonniers palestiniens détenus en Israël soient libérés. "Je serais très content s’ils étaient relâchés et pouvaient retrouver leurs familles et leurs terres", a-t-il dit.
La télévision égyptienne avait auparavant montré les premières images du soldat, qui avait été emmené dans un premier temps en Égypte après sa libération par le Hamas. Entouré de personnels de sécurité et marchant apparemment sans difficulté, il portait une casquette et des vêtements civils. Les autorités israéliennes ont promis une "réception discrète en respectant les besoins du soldat et de sa famille". Shalit - automatiquement reconnu comme victime de stress post-traumatique - rentrera enfin chez lui à Mitzpe Hila, localité de Haute Galilée (nord). Capturé par un commando palestinien le 25 juin 2006 en lisière de la bande de Gaza, le soldat est échangé contre un premier groupe de 477 Palestiniens - en majorité des condamnés à perpétuité - dont 27 femmes.

Gilad Shalit libéré contre 477 Palestiniens, en premier temps.

Le sergent franco-israélien Gilad Shalit, qui était détenu depuis juin 2006 dans la bande de Gaza, a été libéré et remis mardi aux autorités israéliennes conformément à l’accord d’échange de prisonniers conclu entre l’Etat hébreu et le Hamas.
D’ex-détenus palestiniens ont parallèlement commencé à entrer dans la bande de Gaza en provenance d’Egypte, rapportent des témoins. Au total, 477 prisonniers palestiniens doivent être libérés dans la journée contre le militaire de 25 ans.
Casquette sur la tête, Gilad Shalit est apparu en bonne santé à la télévision égyptienne durant son transfert. Il s’agit des premières images du jeune militaire depuis une vidéo diffusée en 2009 dans laquelle il était apparu pâle et amaigri.
Dans une interview accordée à la télévision égyptienne, la première depuis sa libération, il a déclaré avoir appris il y a une semaine qu’il serait relâché par le Hamas.
La remise en liberté de Gilad Shalit s’est déroulée en deux temps. Le militaire a été remis aux autorités égyptiennes par les islamistes puis conduit en territoire égyptien, dans la péninsule du Sinaï, avant d’être acheminé jusqu’à un poste-frontière avec Israël.
"Gilad Shalit est de retour", a déclaré le général Yoav Mordechai, porte-parole de l’armée israélienne, dans une allocution diffusée en direct à la télévision du poste-frontière.
L’accord passé entre Israël et le Hamas, auquel la Cour suprême israélienne a donné son feu vert lundi soir, rejetant quatre recours, prévoit la libération de 477 prisonniers palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, et de 550 autres prisonniers dans deux mois environ.
Un long convoi d’autocars a quitté dans la nuit sous bonne escorte le centre pénitentiaire du Néguev où se trouvaient la plupart des 477 prisonniers. Un autre groupe formé de femmes est parti d’une prison du centre de l’Etat hébreu.
Près de 300 détenus palestiniens devaient être acheminés au point de passage de Kerem Shalom, entre la bande de Gaza et l’Egypte. Les autres devaient être relâchés en Cisjordanie.
Une quarantaine d’ex-prisonniers seront envoyés en exil en Turquie, au Qatar et en Syrie.
La sécurité a été renforcée à l’aéroport du Caire où doivent transiter ces 40 prisonniers, a indiqué une source des services de renseignement égyptiens.
Une fois libéré, Gilad Shalit devait être conduit par hélicoptère sur une base du centre d’Israël pour y être accueilli par ses proches et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avant de regagner son domicile de Haute Galilée, près de la frontière libanaise.
"Je suis heureux que ce jour soit enfin venu. Gilad sera bientôt de retour à vos côtés", a déclaré le chef du gouvernement aux parents de Shalit sur la base aérienne, selon un communiqué officiel.
Son retour provoque un profond sentiment de joie en Israël, où les sondages montrent qu’une grande majorité de la population approuve l’accord conclu entre le gouvernement et le Hamas, même si beaucoup de prisonniers libérés avaient été reconnus coupables d’attaques meurtrières.
"Je comprends la difficulté à accepter que des individus ignobles qui ont commis des crimes cruels aux dépens de vos proches ne paient pas le prix qu’ils méritent", a écrit Benjamin Netanyahu dans lettre adressée aux familles des victimes d’attentats.
Les détenus palestiniens attendus dans la bande de Gaza et en Cisjordanie seront accueillis en héros.
A Gaza, l’échange est considéré comme un triomphe pour le Hamas. Des portraits géants de certains détenus libérés ont été accrochés dans le centre-ville, où un immense rassemblement est prévu. Ce mardi a été déclaré jour férié pour l’occasion.
Ceux qui ne sont pas concernés par l’accord ont par ailleurs cessé la grève de la faim entamée récemment pour dénoncer des conditions de détention durcies pour faire pression sur le Hamas et obtenir la libération de Shalit, a déclaré Issa Qaraqe, ministre palestinien chargé des prisonniers.
Dans le cadre de l’accord d’échange, ces conditions ont été ramenées à ce qu’elles étaient avant l’enlèvement du militaire.

***

Shalit, libéré, dit être en bonne santé

Le soldat israélien Gilad Shalit a déclaré être "en bonne santé", dans un entretien diffusé mardi par la télévision égyptienne peu après sa libération après plus de cinq ans de détention par le mouvement palestinien Hamas.
"Je me sens en bonne santé", déclare-t-il en hébreu, selon la traduction en arabe de l’entretien du soldat qui dit avoir appris il y a une semaine qu’il allait être libéré.
La télévision égyptienne a montré les premières images du soldat qui avait été emmené dans un premier temps en Egypte après sa libération par le Hamas. Entouré de personnels de sécurité et marchant apparemment sans difficulté, il portait une casquette et des vêtements civils.
Selon un porte-parole de l’armée, Gilad Shalit, 25 ans, tenu au secret durant toute sa période de captivité, est arrivé en fin de matinée en Israël.

Le soldat, qui a aussi la nationalité française, devait être transféré en hélicoptère dans la base aérienne de Tel Nof dans le sud d’Israël où l’attendent ses parents ainsi que le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Ehud Barak et le chef d’état-major Benny Gantz.
Les autorités israéliennes ont promis une "réception discrète en respectant les besoins du soldat et de sa famille". Shalit —automatiquement reconnu comme victime de stress post-traumatique— rentrera enfin chez lui à Mitzpe Hila, localité de Haute Galilée (nord).
Capturé par un commando palestinien le 25 juin 2006 en lisière de la bande de Gaza, le soldat est échangé contre un premier groupe de 477 Palestiniens —en majorité des condamnés à perpétuité— dont 27 femmes.
Durant ces cinq ans de captivité, il était devenu une icône en Israël. Son visage adolescent est affiché partout grâce à une campagne inlassable de ses parents qui ont campé des mois durant près de la résidence du Premier ministre à Jérusalem.
La branche armée du Hamas a dit avoir réalisé une vidéo sur "les préparatifs de transfert de Shalit de la bande de Gaza à l’Egypte" qui sera selon elle diffusée sur les chaînes de télévision égyptiennes et palestiniennes.
Le transfert en Israël du soldat israélien a déclenché le début du processus de libération des prisonniers palestiniens.
Un premier convoi de prisonniers palestiniens est arrivé en fin de matinée à bord d’un autobus en Egypte pour se rendre dans la bande de Gaza, selon des images de la télévision égyptienne.
Sur les 477 prisonniers, 133 seront autorisés à retourner chez eux dans Gaza contrôlée par le Hamas, 117 en Cisjordanie et 15 à Jérusalem-Est. En revanche, 204 Palestiniens seront bannis : 164 vers Gaza et 40 vers l’étranger (Turquie, Qatar et Syrie).
Trois convois transportant 133 prisonniers palestiniens originaires de la Cisjordanie ont quitté deux prisons israéliennes pour le centre de détention d’Ofer en Cisjordanie d’où ils devaient ensuite transportés en autobus au barrage de Beitounia, près de Ramallah, pour y être libérés.
Un autre convoi transportant 147 prisonniers a traversé le terminal frontalier de Kerem Shalom pour se rendre en Egypte puis à Gaza.
Quarante des prisonniers libérés seront bannis en Turquie, au Qatar et en Syrie via l’Egypte.
Les Palestiniens libérés, qui ont embarqué dans les convois, étaient menottés aux mains et aux pieds. Ils ont quitté leurs uniformes de prison pour des habits civils. Plus de 1.000 policiers ont été déployés le long des itinéraires empruntés les convois.
Six activistes d’extrême droite qui tentaient de bloquer le convoi en s’allongeant sur la route pour dénoncer la libération des "terroristes" ont été arrêtés, selon la radio israélienne.
Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, est arrivé au terminal de Rafah pour accueillir les prisonniers attendus dans le territoire palestinien.
Le Hamas a préparé un accueil triomphal aux "héros" et décrété une journée de congé. La population a été appelée à participer aux célébrations de la "victoire de la résistance" sur la place de la Katiba à Gaza, où une vaste estrade et des milliers de chaises ont été installées pour accueillir les prisonniers libérés.
Suivant l’accord conclu le 11 octobre par l’intermédiaire de l’Egypte entre Israël et le Hamas, un second groupe de 550 détenus palestiniens doit être libéré dans les deux mois.
En relâchant au total 1.027 prisonniers, dont beaucoup avec du sang sur les mains, Israël a consenti à payer le prix proportionnellement le plus élevé pour récupérer un seul de ses soldats.

(Mardi, 18 octobre 2011 - Avec les agences de presse)

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