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Émirats : grève de la faim de cinq militants démocrates

dimanche 13 novembre 2011, par La Rédaction

Cinq militants pro-démocratie jugés aux Émirats arabes unis ont entamé, dimanche, une grève de la faim pour réclamer leur libération, a indiqué l’épouse de l’un d’entre eux à l’AFP. "Ils ont entamé une grève de la faim pour faire entendre leur voix au président des Émirats, cheikh Khalifa ben Zayed al-Nahyan", a déclaré Wedad al-Muhairi, épouse de Nasser ben Gaith. Les cinq hommes ont été arrêtés en avril et leur procès s’est ouvert le 14 juin devant la Haute Cour fédérale de justice à Abu Dhabi, qui doit rendre son verdict le 27 novembre.

Dans un communiqué commun, les cinq militants avaient annoncé, vendredi, qu’ils se trouvaient "dans l’obligation d’entamer une grève de la faim à partir du 13 novembre, après avoir frappé à toutes les portes, épuisé tous les moyens (...) et perdu tout espoir d’un procès équitable". Les cinq militants sont Ahmed Mansour, ingénieur et blogueur, membre du comité consultatif de la division Moyen-Orient de HRW et de l’ANHRI (Réseau arabe d’information sur les droits de l’homme), Nasser Ahmad ben Gaïth, professeur et partisan de la réforme politique, ainsi que les blogueurs militants Fahd Salem Dalak, Ahmed Abdel Khaleq Ahmed et Hassan Ali al-Khamis.

Ils sont accusés d’avoir "commis des actes menaçant la sécurité de l’État et portant atteinte à l’ordre public", de s’être "opposés au système de gouvernement" et d’avoir "insulté le président, le vice-président et le prince héritier d’Abu Dhabi", accusations qu’ils ont rejetées en bloc. Wedad al-Muhairi a affirmé qu’elle avait des inquiétudes sur l’état de santé de son mari, qui souffre d’hypertension. "Son frère lui a rendu visite samedi, et il semblait très fatigué. Je m’inquiète des conséquences d’une grève de la faim sur son état de santé", a-t-elle dit. Sept organisations de défense des droits de l’homme, parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch (HRW), avaient appelé à "la libération immédiate et inconditionnelle" des cinq militants et l’abandon des charges. Elles avaient estimé que le procès "(avait) été grossièrement inéquitable, et (que) les chefs d’accusation n’(avaient) aucun fondement dans le droit international puisqu’ils violent la liberté d’expression".

(Dimanche, 13 novembre 2011 - Avec les agences de presse)

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