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Syrie : retrait des déserteurs qui contrôlaient une ville près de Damas

samedi 21 janvier 2012, par La Rédaction

Les soldats déserteurs syriens se sont retirés de la ville de Douma, située à 20 km de la capitale, Damas, après en avoir brièvement pris le contrôle samedi soir, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.
"Des groupes de soldats déserteurs se sont retirés de Douma et sont rentrés à leur base", a indiqué l’organisation installée en Grande-Bretagne, dans un communiqué reçu par l’AFP à Nicosie, sans préciser la raison de ce retrait en début de nuit.
Samedi soir, des groupes de déserteurs avaient "pris le contrôle de tous les quartiers de la ville" après "de violents combats avec les forces de sécurité syriennes", avait auparavant annoncé à l’AFP le président de l’OSDH, Rami Abdelrahmane, citant des militants sur place.
Aucune information de source indépendante n’était disponible sur ces combats, la presse étrangère ayant interdiction de se rendre sur ces lieux.
Selon l’OSDH, les affrontements ont éclaté après que des membres des forces de sécurité eurent tué quatre civils en tirant sur des gens qui participaient aux funérailles samedi après-midi.

(22 janvier 2012 - Avec les agences de presse)

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Des militants annoncent la prise d’une ville près de Damas par les rebelles

Des déserteurs ont pris samedi le contrôle de Douma, une ville à seulement 20 km au nord-est de Damas, ont affirmé des militants, au moment où l’opposition faisait pression au Caire sur la Ligue arabe pour qu’elle transfère le dossier syrien à l’ONU.
"Des groupes de déserteurs ont pris le contrôle de tous les quartiers de la ville de Douma (...) après de violents combats samedi avec les forces de sécurité", a indiqué par téléphone à l’AFP le président l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) Rami Abdelrahmane, citant des militants sur place.
Selon lui, les combats se poursuivaient tard samedi dans la ville.
Aucune information de source indépendante n’était cependant disponible sur ces combats, la presse étrangère étant notamment interdite de couvrir librement les violences en Syrie, où une révolte contre le régime du président Bachar al-Assad depuis plus de dix mois est réprimée dans le sang.
L’OSDH avait rapporté auparavant que quatre civils avaient été tués à Douma par des membres des services de sécurité qui avaient tiré sur des gens participant à une cérémonie de funérailles.
Neuf militaires ont été tués en outre dans des affrontements avec des déserteurs dans la ville de Maaret al-Noaman (centre), selon l’OSDH.
Dix-sept prisonniers ont péri dans l’explosion d’un engin piégé visant le camion qui les transportait dans la région d’Idleb (nord-ouest), toujours selon l’OSDH.
Dans sa version des faits, l’agence officielle Sana a indiqué qu’"un groupe terroriste armé a visé un véhicule des forces de l’ordre transportant des détenus dans la région de Mastoumé, faisant 14 morts et 26 blessés parmi les passagers".
Sana a par ailleurs rapporté que trois membres d’un "groupe terroriste" qui voulaient faire entrer des armes en Syrie depuis le Liban avaient été tués dans la nuit par les forces de sécurité syriennes près de la frontière.
De son côté, le porte-parole de l’Armée syrienne libre (ASL) a dit redouter une offensive de l’armée régulière contre la ville insurgée de Zabadani (nord-ouest de Damas), d’où elle s’est récemment retirée.
"Les armes en notre possession ne permettent pas une confrontation avec l’armée régulière. On continuera à faire des opérations éclairs (...) et des embuscades à but défensif pour protéger les civils de Zabadani", a ajouté le commandant Maher Noueimi.
Sur le plan politique, l’opposition faisait pression au Caire sur la Ligue arabe pour qu’elle transfère le dossier syrien à l’ONU, mais l’organisation panarabe devrait prolonger d’un mois sa mission malgré les critiques grandissantes sur son incapacité à faire cesser les violences.
Le chef des observateurs, Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, doit présenter dimanche au Caire à la Ligue arabe un rapport sur la base duquel l’organisation décidera de la suite à donner à la mission, sur le terrain depuis le 26 décembre.
Selon le chef adjoint de la cellule de la Ligue arabe chargée de la mission, Ali Jaroush, "tout indique que la mission (...) sera prolongée d’un mois".
Un autre responsable, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, a indiqué que le nombre d’observateurs serait porté "à quelque 300", soit quasiment le double du chiffre actuel.
"De nombreux pays arabes ont rejeté l’idée d’envoyer des troupes arabes en Syrie", comme l’avait proposé le Qatar, a-t-il ajouté.
Le quotidien officiel syrien as-Saoura a reproché samedi à ce pays d’avoir tenté d’utiliser à ses propres fins la mission arabe et d’être téléguidé par Washington.
Après plus de dix mois de révolte et plus de 5.400 morts dans la répression selon l’ONU, plusieurs mouvements d’opposition ont réclamé une saisine de l’ONU, allant dans le sens des demandes occidentales.
Le chef du Conseil national syrien (CNS), le plus important groupe de l’opposition, Burhan Ghalioun, qui était au Caire samedi, doit demander au secrétaire général de la Ligue, Nabil al-Arabi, "le transfert du dossier syrien au Conseil de sécurité", a déclaré le porte-parole du CNS, Mohammed Sermini, à l’AFP.
M. Ghalioun a estimé que la mission était incapable de présenter un rapport "objectif" sur la réalité des événements en Syrie.
"Les conditions ayant été à l’origine de la création de cette mission, les moyens dont elle dispose et les circonstances qui entourent sa tâche ne lui permettent pas de présenter un rapport objectif, reflétant la situation réelle en Syrie", a dit M. Ghalioun à la presse.
Selon des "fuites", le rapport indique que les observateurs sont dans l’incapacité de déterminer qui perpétuent les tueries, a en outre déploré M. Sermini.
Les observateurs ont été déployés après l’accord donné par Damas à un protocole régissant leur mission, qui prévoit un arrêt des violences, le retrait des chars des villes et le déplacement libre des médias étrangers. Mais aucune de ces trois clauses n’a été respectée.
Par ailleurs, une figure clé de la contestation, Souheir al-Atassi, qui vivait dans la clandestinité, a annoncé, dans une interview à Mediapart, avoir quitté la Syrie.

(21 janvier 2012 - Avec les agences de presse)

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