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La Russie : "Les décisions sur un règlement politique en Syrie doivent être adoptées sans condition préalable."

vendredi 27 janvier 2012, par La Rédaction

Le chef de la mission des observateurs en Syrie a dénoncé vendredi une recrudescence des violences ces trois derniers jours dans ce pays, où 46 personnes ont encore été tuées vendredi, selon des militants.
Sur le plan diplomatique, le Conseil de Sécurité de l’ONU devait se réunir vendredi soir pour discuter de la situation en Syrie, mais la Russie a déjà annoncé qu’elle ne soutiendrait aucune résolution appelant au départ du président syrien Bachar Al-Assad.
Sur le terrain, la répression de la révolte a fait 34 morts à travers le pays, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) : 19 civils ont été tués à Naoua, dans la province de Deraa (sud), cinq à Alep (nord), cinq à Homs (nord), un à Hamourieh, trois à Douma (dans la banlieue de Damas) et un à Hama (nord).
Selon l’OSDH, c’est la première fois que des civils sont tués par les forces de sécurité à Alep, deuxième ville du pays, depuis le début de la révolte contre le régime du président Assad en mars 2011.
En outre, deux attentats visant les forces de sécurité à Idleb (nord-ouest) et à Mazaïrib, près de Deraa (sud) ont fait douze morts parmi leurs membres, a annoncé à l’AFP le président de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.
A Idleb, un attentat à la voiture piégée contre un poste de contrôle des forces de sécurité a fait six morts. Et à Mazaïrib, des déserteurs ont attaqué deux bus de la sécurité, faisant six morts et cinq blessés, a expliqué M. Rahmane, sans précision sur les auteurs du premier attentat.
Le chef de la mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie, le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, a déclaré vendredi que les violences avaient augmenté "de manière importante" depuis mardi, en particulier à Homs, Hama et Idleb.
Selon l’OSDH, 166 personnes ont été tuées pendant cette période : 33 civils tués mardi, 25 morts (dont 15 civils) mercredi, 62 (dont 43 civils) jeudi et 46 (dont 34 civils) vendredi.
Comme chaque vendredi depuis mars, les militants pro-démocratie avaient appelé les Syriens à manifester en masse contre le régime.
A Damas, des manifestations ont ainsi eu lieu dans les quartiers de Midane, Kaboune et Barzeh, malgré des tirs des forces de sécurité dans les deux premiers, selon l’OSDH.
A Deir Ezzor (est), "les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants dans le quartier de Hamidiyeh, et ont encerclé la mosquée Omar Ibn Khattab", selon la même source. Les manifestations en Syrie ont souvent lieu à la sortie des mosquées après la prière.
A l’étranger, plus de 200 opposants au régime de M. Assad ont attaqué l’ambassade de Syrie au Caire, brisant portes et fenêtres pour pénétrer de force dans le bâtiment, avant d’en être chassés par les forces de sécurité égyptiennes.
Après plus de dix mois de révolte et des milliers de morts selon l’ONU, le Conseil de sécurité, divisé sur le dossier syrien et sollicité par la Ligue arabe pour soutenir son plan de sortie de crise, devait se réunir à New York à 20H00 GMT, selon la représentation française à l’ONU.
"Un projet de résolution sur la Syrie pourrait être distribué" aux 15 membres du Conseil, selon un diplomate d’un pays membre.
Mais la Russie a affirmé que le dernier projet de résolution était, en l’état, "voué à l’échec".
"Les décisions sur un règlement politique en Syrie doivent être adoptées sans condition préalable. Nous ne pouvons soutenir aucune résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelant au départ d’Assad", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Guennadi Gatilov, selon Interfax.
Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la plupart des courants de l’opposition, a réclamé que le Conseil de sécurité "condamne les crimes du régime et s’engage à juger les criminels". Il a aussi appelé la communauté internationale à "assurer une protection internationale" aux civils.
"Le régime despotique a perdu la raison depuis que la Ligue arabe a décidé de transférer le dossier (syrien) au Conseil de sécurité, et s’est mis à encercler et à bombarder à l’arme lourde plusieurs villes et villages syriens, notamment Homs, Hama, Douma et Jabal Zawiya", a affirmé le CNS.
Un haut responsable du CNS a aussi affirmé que l’Arabie saoudite était prête à le reconnaître comme "représentant officiel" du peuple syrien, après une rencontre au Caire avec un ministre saoudien.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, doit se rendre samedi à New York, afin de solliciter le soutien du Conseil de sécurité au plan arabe.
Son homologue à l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé le Conseil de sécurité à "agir de manière cohérente et d’une même voix" sur la Syrie.
Dans le même temps, l’Armée syrienne libre (ASL), constituée de déserteurs, a annoncé avoir arrêté cinq militaires iraniens. Elle a appelé l’Iran à "reconnaître clairement la présence en Syrie" de militaires iraniens venus "aider le régime d’Assad", et à retirer ses troupes du territoire syrien.

(27 janvier 2012 - Avec les agences de presse)

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