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Le CNT rejette les accusations de torture dans les prisons libyennes

mardi 31 janvier 2012, par La Rédaction

Le gouvernement libyen a rejeté, lundi 30 janvier, les accusations selon lesquelles il aurait fait torturer des prisonniers ayant combattu lors de la guerre civile du côté des forces loyales à Mouammar Kadhafi, ajoutant que s’il y avait eu des cas de torture, il n’en avait pas eu connaissance.
Le ministre des affaires étrangères, Achour Ben Khayyal, a indiqué que la torture ne faisait pas partie des pratiques prévues par le Conseil national de transition (CNT), qui a promis d’en finir avec les violations des droits de l’homme de l’ère Kadhafi. "Les derniers fidèles de Kadhafi ont commis des actes d’agression contre la révolution et contre la Libye, et ils recevront à présent le traitement qu’ils méritent", a déclaré M. Khayyal en marge d’un sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie.
"En tant que gouvernement, nous n’avons pas pour politique de pratiquer la torture, car le peuple libyen a souffert de ces pratiques que nous rejetons fermement. S’il y a eu des cas de torture, alors le gouvernement l’ignorait et n’avait pas donné son aval. Il pourrait s’agir d’actes individuels, mais nous n’avons pas entendu parler du rapport que vous mentionnez."
Les Nations unies sont préoccupées par les "brigades révolutionnaires", accusées d’avoir provoqué des incidents à Bani Walid et de détenir des milliers de personnes dans des prisons secrètes. L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a annoncé, jeudi dernier, qu’elle avait cessé de travailler dans les prisons de Misrata, où les gardiens avaient demandé à son personnel de soigner des détenus entre deux séances de torture. Amnesty International a dit pour sa part qu’elle avait des preuves de la mort de plusieurs détenus sous la torture, dont certains à Misrata.
Le Conseil national de transition a rejeté lundi la démission de son vice-président, Abdelhafidh Ghoga, annoncée il y a plus d’une semaine. M. Ghoga, qui est aussi porte-parole du CNT, avait annoncé le 22 janvier qu’il démissionnait "dans l’intérêt de la nation", après la multiplication des appels à son départ et son agression quelques jours plus tôt. Régulièrement accusé par des manifestants d’être un "opportuniste" et d’avoir fait partie du régime de Kadhafi, Abdelhafidh Ghoga avait été agressé à l’université de Ghar Younès, à Benghazi.
Le Fonds monétaire international s’est inquiété lundi de voir la Libye toujours dans une situation financière "précaire" et obligée de combler son déficit budgétaire en imprimant de la monnaie. Le FMI déconseille généralement à ses Etats membres de fonctionner de cette manière, mais a admis que la Libye était dans une situation particulière à l’issue du conflit civil qui a abouti à la chute et à la mort de Mouammar Kadhafi.

(31 janvier 2012 - Avec les agences de presse)

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