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Nicolas Sarkozy invité d’honneur du Crif

mercredi 8 février 2012, par La Rédaction

Nicolas Sarkozy a reçu mercredi l’ex-otage franco-israélien Gilad Shalit et son père Noam, qui participera avec son épouse dans la soirée au dîner du Crif, le rendez-vous annuel de la communauté juive, dont le chef de l’Etat sera de nouveau l’invité d’honneur

Le président aura également l’occasion, lors de cette soirée à laquelle il participe tous les ans, de croiser le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, à moins de 80 jours du premier tour.

Le socialiste assistera au discours de M. Sarkozy, le troisième que ce dernier prononce devant le Crif depuis 2007. En 2009 et en 2010, c’est le Premier ministre François Fillon qui s’était exprimé.

Gilad Shalit, qui a été otage pendant cinq ans et demi à Gaza avant d’être libéré le 18 octobre 2011 en échange d’un millier de prisonniers palestiniens, a été reçu en milieu de journée par M. Sarkozy.

Son père l’accompagnait à l’Elysée, ainsi que l’ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot.

Noam Shalit et son épouse Aviva participeront au dîner du Crif, mais pas leur fils, "son état de santé ne le permettant pas", selon des proches de la famille.

Raccompagné jusque sur le perron de l’Elysée par le président après leur entretien, le jeune homme de 25 ans est apparu fragile et timide. Il s’est engouffré dans une voiture, laissant son père parler à la presse.

"Nous avons remercié le président Nicolas Sarkozy et l’équipe de l’Elysée pour leurs efforts et leur engagement" en vue de la libération de Gilad, "nous sommes très émus", a affirmé M. Shalit.

Nicolas Sarkozy s’est activement impliqué pour tenter de faire libérer le jeune otage, recevant notamment ses parents à plusieurs reprises.

Avant le discours du chef de l’Etat devant le Conseil représentatif des institutions juives de France, son président Richard Prasquier prendra la parole. Il a indiqué à l’AFP qu’il aborderait "les thèmes préoccupants que sont l’apparition du populisme en Europe, la montée des nationalismes, de la xénophobie et la persistance d’un antisémitisme important".

"Le nombre d’actes antisémites a baissé mais ils sont plus violents, tant en paroles que physiquement", a-t-il souligné, alors que 389 actes antisémites ont été relevés en 2011 en France contre 466 l’année précédente.

Le président du Crif évoquera "la place citoyenne" des Juifs dans la société française (dont le nombre est estimé entre 5 et 600.000) et leur "attachement à la France".

A moins de trois mois de la présidentielle, le responsable communautaire prendra soin de répéter qu’il n’y a "pas de vote juif" en France. En revanche, en Israël - où M. Sarkozy est généralement perçu comme un "ami", même si certaines de ses positions, notamment son soutien à l’adhésion de la Palestine à l’Unesco en octobre dernier, ont été critiquées - la communauté franco-israélienne (400.000 personnes environ) avait voté à plus de 85% pour lui en 2007.

"Je ne donnerai aucune consigne de vote. S’il y a une sensibilité juive, elle doit s’écarter des extrêmes", a ajouté M. Prasquier pour qui il y a "des lignes jaunes" à ne pas franchir. "Il y a des partis qui se sont mis au premier rang pour la délégitimisation d’Israël, ou pour son boycottage. C’est illégal et injuste", a-t-il affirmé.

La crise en Europe, les "Printemps arabes", le Proche-Orient seront également largement évoqués. M. Prasquier rendra hommage à "l’énergie" du chef de l’Etat sur la scène européenne et à sa "lucidité" au sujet de l’Iran.

(08 février 2012 - Avec les agences de presse)

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