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Syrie : démission du chef des observateurs de la Ligue arabe

dimanche 12 février 2012, par La Rédaction

Le chef de la mission des observateurs de la Ligue arabe en Syrie, le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, a démissionné, a indiqué dimanche à l’AFP un responsable de l’organisation panarabe.
Les raisons de sa démission ne sont pas encore connues, selon ce responsable qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat.
Les ministres arabes des Affaires étrangères devaient tenir dimanche au Caire une série de réunions pour décider de nouvelles mesures visant à mettre fin à la répression sanglante qui se poursuit sans relâche en Syrie depuis près de 11 mois.
La journée a commencé avec une réunion des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui ont expulsé cette semaine les ambassadeurs de Syrie, avant une réunion du comité de la Ligue arabe sur la Syrie, suivie d’une réunion plénière des ministres de la Ligue au siège de l’organisation panarabe.
Avant même le début des réunions, Damas a accusé les pays arabes d’être à la solde des puissances occidentales : "Il n’y aura probablement pas de surprise car les ordres ont déjà été transmis. Ils ne décident rien du tout, ils ne peuvent qu’exécuter. Ils l’ont déjà fait dans le passé, ils le font aujourd’hui", écrivait dimanche le quotidien gouvernemental As-Saoura.
Sur le terrain, les violences ne faiblissaient pas, en particulier à Homs, où quatre civils ont été tués dimanche matin par des bombardements et des tirs, selon l’Observatoir syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui a fait état de 35 roquettes tombées dans la matinée sur le seul quartier de Baba Amr.
Signe que l’offensive n’est pas terminée à Homs, l’OSDH a rapporté qu’un convoi de plus de 30 chars et véhicules blindés de transport de troupes se dirigeait vers la ville rebelle.
Samedi, les violences avaient fait 45 morts, selon l’OSDH, débordant même au Liban voisin où des affrontements entre Libanais favorables et hostiles au régime de M. Assad ont fait trois morts à Tripoli (nord).
A la veille des réunion du Caire, un dirigeant du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition, a dit s’attendre à ce que plusieurs pays arabes reconnaissent le CNS comme représentant légitime de la Syrie.
"Nous avons des assurances qu’une reconnaissance arabe (du CNS) interviendra dans un proche avenir", essentiellement de la part de pays du CCG, mais "pas nécessairement dimanche", a déclaré à l’AFP Ahmed Ramadan, membre du comité exécutif du Conseil, à l’issue de deux jours de réunions au Qatar.
Selon des sources diplomatiques, la Ligue arabe pourrait annoncer dimanche la création d’un groupe des "amis de la Syrie", une proposition qui avait été lancée par Paris et Washington après le veto de la Chine et de la Russie la semaine dernière à une résolution de l’ONU condamnant la répression en Syrie.
Les ministres arabes devraient en outre examiner les propositions en vue d’une reprise de la mission d’observation en Syrie, suspendue en janvier après un mois sur le terrain en raison de la recrudescence des violences.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait annoncé mercredi que la Ligue arabe allait renvoyer sa mission en Syrie, avec éventuellement une participation de l’ONU et "un émissaire spécial commun".
Dimanche, le pape Benoît XVI a lancé un "appel pressant pour que soit mis fin à la violence et au sang versé" en Syrie et pour que ses "autorités politiques privilégient la voie du dialogue et de la paix".
Dans le même temps, les autorités ont organisé des funérailles officielles à à Alep (nord) pour les victimes du double attentat de vendredi (28 morts et plus de 230 blessés), une attaque sans précédent dans cette ville jusqu’alors relativement épargnée par les tensions, et qui a provoqué un déploiement massif des forces gouvernementales samedi.
"Pourquoi voulez-vous brûler votre pays ? (...) Vous ne nous avez pas dit ce que vous voulez, à part la chute du régime", a déclaré le grand mutfi de Syrie, cheikh Ahmad Badreddine Hassoune, pendant la cérémonie, en s’adressant aux auteurs des attentats, aux combattants dissidents et à l’opposition en exil.
Les journaux du groupe de presse américain McClatchy, citant des responsables américains ayant requis l’anonymat, ont indiqué que la branche irakienne d’Al-Qaïda était probablement derrière les attentats d’Alep.
Le pouvoir a imputé ces attentats à des "gangs terroristes" soutenus par des pays étrangers et par l’opposition, tandis que cette dernière a accusé le régime de les avoir perpétrées "pour détourner l’attention" de sa répression à Homs.
Le chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a manifesté son soutien à la révolte syrienne dans un enregistrement vidéo mis en ligne sur des forums jihadistes, et a demandé aux musulmans de Turquie, de Jordanie et du Liban de soutenir la rébellion et de renverser le régime actuel, le qualifiant d’anti-islamiste.
En Turquie, un tribunal turc a prononcé dimanche la mise sous écrou de cinq personnes soupçonnées d’avoir livré aux autorités syriennes un colonel déserteur de l’armée syrienne, Hussein Mustafa Harmoush, exécuté en janvier en Syrie, a rapporté l’agence de presse Anatolie.

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Ryad dément avoir présenté un projet de résolution sur la Syrie
Les autorités saoudiennes n’ont fait circuler aucun projet de résolution sur la Syrie à l’Assemblée générale de l’Onu, a fait savoir dimanche le ministère des Affaires étrangères, démentant une information reprise par la presse.
"Aucun projet de résolution n’a été présenté à l’Assemblée générale au nom du royaume", assure le ministère, cité par l’agence de presse officielle SPA.
Le roi Abdallah a déploré le veto de la Russie et de la Chine, la semaine dernière, lors du vote du Conseil de sécurité de l’Onu sur un projet de résolution condamnant la répression du soulèvement syrien. Des diplomates ont ensuite fait savoir que Ryad avait fait circuler un projet équivalent à l’Assemblée générale, dont les résolutions ne sont pas contraignantes.
Comme celui qui a été soumis au Conseil de sécurité, le texte exprimait selon eux le soutien de l’Onu au plan de la Ligue arabe qui prévoit la mise à l’écart du président Bachar al Assad.

(12 février 2012 - Avec les agences de presse)

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