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1962-2012 : Cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie

jeudi 23 février 2012, par La Rédaction

Samedi 03 mars 2012, journée anniversaire
Cinéma et lecture : Auditorium de Douarnenez (France)
Festival de Cinéma de Douarnenez + 33 (0)2 98 92 09 21

**

15h00
Ici on noie les algériens - 17 octobre 1961, de Yasmina Adi, 1h30, 2011
Production : Agat films et Cie-Ina.

A l’appel du Front de Libération Nationale (F.L.N.), des milliers
d’Algériens venus de Paris et de toute la région parisienne, défilent,
le 17 octobre 1961, contre le couvre-feu qui leur est imposé. Cette
manifestation pacifique sera très sévèrement réprimée par les forces
de l’ordre. 50 ans après, à travers "Ici on noie les algériens", Yamina
Adi met en lumière une vérité encore taboue.
Les témoins du film : Hadda Khalfi, Ghennoudja Chabane, Amar Nanouche,
Rabah Khemissi, Aïcha Mansouri, Ali Mehenni, Josiane Guinard, Pierre
Pignot, Belkacem Smaili, Djemoui Bentrah, Michel Serex, Claude Le Guen,
Anne Leduc, Marcel Villin, M’Barka Khemissi.
Second prix du documentaire Festival International du Film de Dubaï,
Nomination "Meilleur film documentaire" - César 2012

17h00
Cinéma algérien : un nouveau souffle, de Mounia Meddour, 52 min, 2011
Production : Cocktail Productions et Mounia Meddour.
En présence de Mounia Meddour, réalisatrice

Voici un film documentaire qui va à la rencontre de la nouvelle
génération de réalisateurs algériens dans un pays en pleine mutation et
reconstruction.
Ils sʼappellent Yanis Koussim, Mounes Khammar, Sofia Djama, Yasmine
Chouikh, Khaled Benaissa... On les appelle La Génération champignon ou
encore La Génération spontanée. Ils sont jeunes, autodidactes et
travaillent sur un terrain vierge décimé par la guerre civile algérienne
de 1988. Leur cinéma, à lʼopposé de celui de l’ancienne génération,
dépeint les mutations actuelles dʼune société au bord de lʻimplosion
et leurs films, engagés, participent à la construction dʼune mémoire
collective contemporaine.
Qui sont ces jeunes réalisateurs ? Dʼoù viennent-ils ? Quels regards
portent-ils sur leur société algérienne et sur le monde ? A quoi
aspirent-ils ? C’est ce que raconte Mounia Meddour.

18h30
Lecture : Complainte des mendiants de la casbah et de la petite Yasmina,
d’Ismael Aït-Djafer
Présentation et lecture par Gérard Prémel

Plus qu’oublié, Aït-Djafer est condisciple et contemporain de Kateb
Yacine. Son immense et terrible poème Complainte des mendiants de la
Casbah et de la petite Yasmina, paru clandestinement à Paris en 1951 avait
pourtant été publié un peu plus tard en 1954 dans la revue de Jean-Paul
Sartre Les Temps modernes. C’est cette même année qu’Ismael regagne
l’Algérie au moment du déclenchement de l’insurrection - et pour y
participer.
Il en est expulsé en 1958.
Il ne verra donc pas la publication de sa complainte en 1960, par
l’éditeur P-J Oswald. Ni celle, en 1987 à Alger, aux éditions Bouchene,
grâce à Kateb Yacine, lequel publie le poème et le préface. Car revenu
au pays à l’indépendance, Aït- Djafer, partisan de Ben Bellah, en est
à nouveau expulsé en 1963 après le coup d’état de Houari Boumédiène.
Et il meut en exil, l’année même de cette publication.
Gérard Prémel, qui présentera et lira le poète, est écrivain et
sociologue.

19h30
Combien je vous aime, d’Azzedine Meddour, Algérie, 1h45, 1985
Production : Radio Télévision Algérienne. En présence de Mounia Meddour

À partir d’images d’archives, notamment des journaux télévisés
français, Azzedine Meddour, dresse un portrait au vitriol de la
colonisation française en Algérie, avec beaucoup d’humour et d’ironie.
Subversif et brillant montage d’archives, Combien je vous aime n’est pas un
film sur l’histoire mais sur le discours. Un discours qui se construit
forcément sur un réel obstiné à refuser sa perversion. Un discours
désavoué par l’Histoire. C’est pour cela que la chronologie ne compte
pas, ni mêmes vraiment les faits. Vingt cinq ans après, ce discours, ces
images disent par eux-mêmes tout ce qu’ils s’assignaient précisément
pour tache de ne pas dire.
1er prix du Festival américain du film à New York, section « Perspective
 », 1985
« Ce film du regretté Azzeddine Meddour restera un morceau d’anthologie
pour sa façon de dynamiter l’image coloniale, …/… » Joëlle Stoltz.

Le commentaire du film est de Abdelkader Alloula : metteur en scène (et
acteur) algérien, né en 1939 à Ghazaouet. Considéré dans le Maghreb
comme un des plus populaires dramaturges algériens ses pièces sont
écrites en arabe populaire, langue et culture qu’il défendait. Victime
d’un attentat à Oran, en 1994, alors qu’il se rendait au théâtre pour un
débat, il est mort le 14 mars 1994. Parmis ses œuvres théâtrales : El
Alleg (Les Sangsues), El Khobza (Le Gagne Pain), Homk Salim , Legoual (Les
Dires), El Ajouad (Les Généreux), El Lithem (Le Voile), Attefah (Les
Pommes)

Né en 1947 à Sidi Aich en Algérie, Azzeddine Meddour est décédé le
16 mai 2000. Après des études de Lettres françaises à l’université
d’Alger, Azzedine entreprend des études de cinéma à l’école de cinéma
de Moscou (VGIK) pendant sept ans. En 1978, il rejoint la RTA, la
télévision algérienne, où il réalise de nombreux courts métrages et
documentaires, notamment la série sur les luttes de libération dans le
monde : Le Colonialisme sans empire (1978). Sa dernière œuvre est
l’épisode Douleur muette, qu’il a réalisée pour le documentaire
collectif L’Autre Algérie : regards intérieurs (1998). Il devient en 1993
membre fondateur de R.A.I.S. (Rassemblement des Artistes, Intellectuels et
Scientifiques). Il a également été vice-président de l’A.R.P.A.
(Association des Réalisateurs Producteurs Algériens).
Filmographie : Les Nouvelles Croisades (1980) ; Combien je vous aime (1985)
 ; La légende de Tiklat (1991) ; Djurdjura (1992) ; Le chacal doré (1993)
 ; La Montagne de Baya / Djebel Baya (1997)

Musiques : Cafe halles Algérie, Maghreb Mix

(Participation libre et volontaire)

22h00
Première partie, Djemila et Hocine
Djemila Aichouche, alias Jami Rose, chante en français, kabyle, anglais et
espagnol. Elle joue au sein du Cartel del Barrio dont les compositions font
la part belle au chant arabe et la langue de Cervantès. Elle travaille au
théâtre Zingaro sur l’écriture et la recherche de chants berbères pour
l’Opéra équestre. C’est Hocine qui l’accompagne en scène, son ami
d’enfance. Chansons d’amour, de luttes et de libertés, elle est de
l’espèce humaine des indomptés et des vents sauvages.
Hocine Hadjali, est un musicien franco-algérien, compositeur et
autodidacte, installé dans le Morbihan depuis 2003. Véritable coloriste
et « chercheur de son », il est multi instrumentiste et musicien de
théâtre. Il a le blues berbère chevillé au corps, et l’humour
ravageur… il a fait les premières parties de Susheela Raman, Idir, La
Caravane Passe… avec des chansons festives, généreuses et métissées,
nourries de mélopées kabyles, enrichies de ses voyages de la Calabre à
l’Egypte, en passant par l’Andalousie.

23h00
Seconde partie, Wonderbraz
On peut apprécier un canard laqué parisien, une pizza écossaise,
pourquoi pas un couscous allemand voire une crêpe espagnole. Mais si l’on
veut pousser l’exploration plus loin, il faut déguster la cuisine musicale
concoctée par Yuna Le Braz, traditionnellement épicée, naturellement
excessive, politiquement incorrecte. Yuna envoie les scuds que personne
n’a jamais vus passer. Yuna mixe. Elle est dans la musique. Comme
d’autres la font. En y étant, elle la fait ! Cette soirée, Yuna la
dédiera à l’Algérie et aux peuples berbères.

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