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Paul Balta au "Soir d’Algérie" : "Les « Révoltes arabes » sont pleines d’espoir. Elles ont fait tomber le mur de la peur !"

lundi 5 mars 2012, par La Rédaction

Paul Balta est né en 1929 à Alexandrie (Égypte)
et vécut près de vingt ans au Proche-Orient
qu’il a parcouru dans tous les sens de même
que la Méditerranée, avant de terminer ses
études supérieures à Paris où il vit depuis 1947.
DES de philosophie, licence d’histoire de l’art.
Spécialiste des mondes arabe et musulman et
de la Méditerranée, il a effectué de nombreux
reportages du Maroc à l’Afghanistan.
Journaliste à l’agence Associated Press puis à
Paris-Presse l’Intransigeant, il est entré au journal
le Monde (Paris) en 1970 : correspondant au
Maghreb, en poste à Alger de 1973 à 1978, chef
de la rubrique Maghreb, il a également couvert
les grands événements du Moyen-Orient dont le
conflit israélo-arabe, les guerres du Kurdistan,
la révolution iranienne et la première guerre du
Golfe (1980-1988). Auteur d’une vingtaine d’ouvrages,
dont La politique arabe de la France
(Sindbad, 1973), La stratégie de Boumediene,
L’Iran insurgé, L’Algérie des Algériens vingt ans
après avec la collaboration de la journaliste
Mireille Duteil, La vision nassérienne, L’islam
dans le monde. En outre, il a collaboré à de
grandes revues internationales comme le
Middle East Journal (Washington) et a assuré
une chronique mensuelle dans El Pais (Madrid)
et le Libéral (Casablanca) de 1990 à 1995. Il fut
membre du Conseil d’orientation de
Confluences/Méditerranée. Directeur du Centre
d’études de l’Orient contemporain à l’université
Paris III-Sorbonne Nouvelle de 1988-1994. Il a
animé le Séminaire de politique étrangère
consacré au monde arabe et à l’islam au Centre
de formation et de perfectionnement des journalistes
de Paris de 1985 à 1998. Membre du
Conseil d’administration de la Fondation René
Seydoux pour le monde méditerranéen, du
groupe « Observatoire Méditerranée et Moyen-
Orient » de la Fondation pour les études de
défense (Paris), de la « Section Méditerranée »
(1998-2001) du Conseil économique et social de
PACA (Marseille) et du Comité international du
Forum civil euromed(Barcelone), président du
FEMEC, Forum euro-méditerranéen des cultures,
d’Omar Le-Chéri, la cyber-école de journalisme
des jeunes de la Méditerranée, et de
Selefa (Société d’études lexicographiques et
étymologiques françaises et arabes). Paul Balta
est chevalier de la Légion d’honneur et de
l’Ordre du mérite, officier des Arts et Lettres.
Dans cet entretien qu’il nous a accordé, il
revient sur les révoltes dans le monde arabe et
nous fait part de son analyse de la situation politique,
les défis qui attendent cette partie du
monde, la montée des mouvements islamistes
qui sont obligés de jouer le jeu démocratique
ainsi que la lutte contre le terrorisme au regard
de l’affaiblissement d’Al-Qaïda après la mort de
son chef Oussama Ben Laden.

(Entretien réalisé par Nadia Salmi)

Quelle
analyse faites-vous de la situation
dans les pays arabes,
notamment avec la montée des
mouvements islamistes ?

Je commence par
affirmer que les « Révoltes
arabes » sont pleines d’espoir
malgré les difficultés auxquelles
elles sont confrontées et les
craintes que l’on peut éprouver.
Elles ont fait tomber le mur de la
peur ! Les peuples ont retrouvé
leur dignité en mettant fin, en
2011, aux dictatures notamment
celle de Zine Abidine Ben Ali en
Tunisie, le 14 janvier, celle de
Hosni Moubarak en Égypte, le 11
février, et celle de Mouammar
Kadhafi en Libye, le 20 octobre.
Les peuples veulent prendre en
main leur avenir, mais la réalité,
différente selon les pays, est plus
complexe.
En Tunisie, le parti islamiste
Ennahda de Rached Ghannouchi
a gagné les élections législatives
(36%) et Hammadi Jebali, le
numéro deux, a formé le gouvernement.
Non seulement, il n’a
pas proclamé la charia mais il a
aussi respecté l’héritage de
Bourguiba, en particulier celui qui
concerne le statut des femmes
(1956) inédit dans le monde
arabe : il leur accorde le droit de
vote et bien d’autres avantages,
décrète la monogamie et autorise
l’avortement qui ne sera légalisé
en France qu’en 1975. Autre point
important : les juifs. En Tunisie
depuis 2 000 ans, ils étaient 100
000 au XIXe siècle. Des dirigeants
israéliens ont invité les 1 000 qui
restent à venir s’installer en
Israël. Des dirigeants d’Ennahda
ont proposé à ceux d’Israël de
revenir en Tunisie. « Le mouvement
Ennahdha appelle tous les
Tunisiens et Tunisiennes, musulmans,
juifs et chrétiens, à être
solidaires et à préserver l’unité
pour le bien du pays », a proclamé
El-Ghannouchi et Roger Bizmuth,
chef de la communauté juive, lui a
présenté ses félicitations.
Au Maroc, le PJD, Parti de la
justice et du développement de
l’islamiste, Abdelilah Benkirane,
a gagné les élections (107 sièges
sur 395) et formé un gouvernement
de coalition avec plusieurs
de ses concurrents : l’Istiqlal, le
PPS, Parti du progrès et du socialisme
et le MP, Mouvement populaire,
mais il n’y a qu’une seule
femme, Bassima Hakkaoui (PJD).
En Égypte, la situation est plus
complexe. Les islamistes ont
remporté plus de 70% des sièges.
Le PLJ, Parti liberté et justice des
Frères musulmans, arrivé en tête
avec 47% des députés (235 sur
498), a accepté le principe du pluralisme
politique, suivi par les
salafistes, Al-Nour, avec 24%.
Il est vrai que l’Arabie
Saoudite a largement financé ces
partis et a secrètement donné de
l’argent à des électeurs pauvres
pour qu’ils votent pour les FM et
Al-Nour. En outre, c’est
le CSFA, Conseil suprême
des forces armées
dirigé par le maréchal
Hussein Tantaoui, qui
détient le pouvoir, ce
qui a incité Mohamed
El-Baradei, prix Nobel
de la paix en 2005, à
annoncer qu’il ne sera
pas candidat à l’élection
présidentielle.

Pensez-vous que l’Algérie
soit dans le même cas que ces
pays et qu’elle risque de voir
une victoire des islamistes aux
prochaines échéances électorales
 ?

Le cas de l’Algérie est différent.
Le pays a été marqué par la
« décennie noire » ou « décennie
du terrorisme » qui a fait 150 000
morts et même plus selon certains
spécialistes. Elle a commencé
en décembre 1991 avec
les attentats et les violences du
FIS, Front islamique du salut, et
s’achève avec la défaite, en
2002, du GIA, Groupe islamique
armé. La population algérienne a
été traumatisée par ces massacres.
En outre, le mouvement islamiste
en Algérie est plutôt divisé
et fonctionne en rangs dispersés.
Sur le terrain, on repère trois tendances
principales. Les anciens militants de l’ex-FIS, qui font
peur. La tendance politique du
MSP, Mouvement de la société
pour la paix, partenaire de la coalition
gouvernementale, est discréditée
par ses rivalités internes.
Enfin, la tendance salafiste qui
n’a pas beaucoup d’audience.

Quel commentaire faites vous
sur ce qui se passe en
Libye et en Syrie ?

Mouammar Kadhafi était,
certes, un dictateur auteur de
nombreux crimes, néanmoins, il a
aussi beaucoup fait pour le développement
économique et culturel
de la Libye et des Libyens et il a
cherché à relancer l’Union du
Maghreb arabe. Que le CNT,
Conseil national de transition, l’ai
renversé me paraît positif. En
revanche, je réprouve la façon
inhumaine de son exécution le 20
octobre 2011.
Les vidéos de son lynchage
sont insupportables et
inhumaines. J’estime
qu’il aurait dû être traduit
devant le TPI, Tribunal
pénal international mais,
selon des sources
sérieuses, les Etats-Unis
et la France auraient
secrètement demandé
sa mort car ils ne voulaient
pas qu’au cours
du procès il raconte
comment ces deux pays l’avaient
bien soutenu quand il était au pouvoir,
pour préserver leurs intérêts.
Le 23 octobre, le CNT annonce
que la charia sera à la base de la
législation libyenne. Mais 3 mois
après la mort de Kadhafi, le pays
semble sombrer dans le chaos.
Le 21 janvier, le siège du CNT à
Benghazi, berceau de la révolution,
a été envahi par les manifestants
et le 22, c’est le vice-président
Abdelhafidh Ghoga qui a été
contraint à la démission, après
avoir été victime d’une agression à
l’université de Ghar Younès.
Pour ce qui est de la Syrie, il
faut rappeler que Hafez Al-Assad,
qui a pris le pouvoir en 1970, a
assuré la stabilité et le développement
économique du pays qui,
depuis son accession à l’indépendance
en 1946, a été bouleversé
par une dizaine de coups d’État et
de multiples divisions internes.
Bachar, son fils, lui a succédé le 17
juillet 2000. Sous la pression internationale,
il a amorcé, en 2001,
l’évacuation des troupes syriennes
qui occupaient le Liban. Tout en
ayant un comportement dictatorial,
comme son père, il a alors rendu la
Syrie fréquentable et en a fait un
partenaire incontournable dans les
dossiers du Moyen-Orient.
Retournement de situation : à la
suite du « Printemps arabe » une
majorité de Syriens s’est soulevée,
le 15 mars, pour réclamer son
départ et l’instauration de la démocratie.
Il a réagi par une répression
impitoyable qui atteindrait 6 000
morts début 2012 ! Alors que la
pression internationale et arabe
est de plus en plus forte, l’ASL,
Armée syrienne libre, formée de 40
000 déserteurs, et le CNS, Conseil
national syrien, présidé par Burhan
Ghalioun, qui rassemble les principaux
courants de l’opposition, ont
toutes les chances de renverser Al
Assad et d’ouvrir la voie à la démocratie.

À la lumière de ces changements,
pensez-vous que la lutte
contre le terrorisme prendra de
nouvelles formes ?

La lutte contre le terrorisme a
commencé avec force à la suite
des attentats d’Al Qaïda
d’Oussama Ben Laden, le 11 septembre
2001. Je rappelle néanmoins
que c’était là un tragique
retournement de l’histoire car, dès
les années 1950, les Etats-Unis
avaient soutenu les Frères musulmans
contre Gamal Abdel Nasser
et les nationalistes arabes, ce
qu’on a tendance à occulter. Ils
avaient ensuite soutenu et même
financé Ben Laden pour mettre fin
à la présence des forces soviétiques
en Afghanistan, en 1989.
L’exécution de Ben Laden par
les militaires américains dans la
nuit du 2 mai 2011 a porté un coup
sévère à Al Qaïda et le Printemps
arabe ne lui est pas non plus favorable.
Certes, l’Aqmi a continué à
perpétrer des attaques en Algérie
et des prises d’otages, dont deux
Français au Niger le 8 janvier 2011
et d’autres au Mali. 90% de ses
ressources viennent des rançons
obtenues contre la libération
d’otages et le reste de trafics
d’armes et de drogue. L’Aqmi favorise
aussi les migrations clandestines
en particulier au sud de la
Libye et au Sahara algérien.
L’Algérie a d’ailleurs pris des
mesures efficaces pour lutter
contre l’Aqmi et bénéficie, de
même que la Mauritanie, du soutien
de la France. La révolution du
Jasmin en Tunisie et, d’une façon
générale, le Printemps arabe au
Maghreb devraient limiter les possibilités
de l’Aqmi et surtout conforter
sur le triple plan politique, culturel
et militaire la lutte contre le terrorisme.

Les négociations de paix au
Proche-Orient sont au point
zéro. Que se passe-t-il exactement
dans cette région ?

Les médias occidentaux mettent
beaucoup l’accent sur
les divisions entre le Fatah
et le Hamas qui contribuent
à bloquer les négociations
de paix avec Israël. En réalité,
c’est à ce pays qu’incombe
la responsabilité sur
presque tous les plans. Il
n’a pas appliqué les résolutions
242 (1967) et 338 (1973) du
Conseil de sécurité de l’ONU, qui
déclarent « nulles et non avenues
les mesures prises par Israël pour
changer le statut de Jérusalem »,
« appellent à la cessation des
implantations israéliennes, qu’il a
déclarées sans valeur légale »,
« réaffirment l’applicabilité de la
Quatrième convention de Genève
aux territoires arabes et palestiniens
occupés par Israël depuis
1967, Jérusalem incluse », « appellent
au retour des réfugiés palestiniens
 ». En outre, la colonisation
israélienne dans les territoires
palestiniens est inquiétante. À
Jérusalem-Est, aussi, qu’Israël
refuse de reconnaître comme la
capitale de la Palestine.
L’organisation pacifiste Shalom
Arshav en conclut que la colonisation
remet en cause le principe
des deux Etats et publie une carte
qui illustre ses affirmations dans
les zones les plus critiques :
le nord de la Cisjordanie et
Jérusalem-Est.
En janvier 2011, un rapport
de l’Union européenne
souligne, entre autres, que
les colons étaient 1 200 en
1972 dans la zone C, en
Cisjordanie, puis 110 000 en
1993, et 310 000 (plus 200
000 colons à Jérusalem-Est)
aujourd’hui, soit plus du
double de la population
palestinienne (150 000).
« L’occupation par Israël des
territoires arabes et palestiniens
doit cesser. Les colonies,
nouvelles et anciennes, sont illégales.
Elles contrarient la naissance
d’un Etat palestinien viable »,
vient de réaffirmer Ban Ki-moon,
secrétaire général de l’ONU.

Vous écrivez beaucoup sur le
monde arabe et notamment sur
la religion musulmane. Après
votre livre Islam et islamisme.
Gare aux amalgames, vous
venez de publier Islam et Coran,
idées reçues sur l’histoire, les
textes et les pratiques d’un milliard
et demi de musulmans.
Est-ce votre manière d’aller à
contre-courant des préjugés et
des clichés ?

C’est complexe. En fait, Marie-
Laurence Dubray, qui a fondé les
éditions Le Cavalier Bleu, a repris
mon livre L’islam, publié en 2001.
Il a connu trois éditions mises à
jour et s’est vendu à 15 000 exemplaires.
Elle s’est aperçue que,
depuis deux ou trois ans, ce livre
de très petit format se vendait
moins bien parce qu’il passait
inaperçu sur les rayons des librairies.
Elle a donc décidé de passer à
un format plus grand, plus visible
et plus agréable à lire. Elle m’a
proposé ainsi qu’à Michel Cuypers
et Geneviève Gobillot, auteurs
d’un livre intitulé Coran, dans la
même collection, de rassembler
nos deux livres en alternant les
chapitres. Évidemment nous
avons procédé à une mise à jour,
supprimé les répétitions et rédigé
une introduction et une conclusion,
adaptées à la nouvelle formule.
Le contenu de Islam et Coran
est différent de celui de Islam et
islamisme. Gare aux amalgames,
publié par les éditions Milan, en
2008. Il a un caractère plus pédagogique.
Alors que nous assistons
à une montée de l’islamophobie, il
s’efforce de rétablir des vérités
trop souvent occultées ou ignorées
et veut toucher un large
public non spécialisé.
Un exemple : le chapitre « La
civilisation arabo-islamique
n’a rien inventé » explique
que du VIIIe au XIVe siècles,
elle a été à la pointe de la
modernité dans tous les
domaines : astronomie,
mathématiques, physique,
chimie, médecine, histoire,
sociologie, géographie, gastronomie,
etc.
Sans ses apports, la
Renaissance européenne n’aurait
pas vu le jour au XVIe siècle ou
aurait été plus tardive. Environ
mille mots français sont
d’origine arabe.

Vous êtes un fervent
défenseur du dialogue
entre les cultures en
opposition avec la théorie
du « choc des civilisations
 » de Samuel P.
Huntington, mais il semble
qu’en Occident cette théorie
trouve de plus en plus d’écho.
Quel est votre commentaire ?

Né à Alexandrie, j’ai sillonné
tous les pays riverains de la
Méditerranée et j’ai consacré plusieurs
livres à notre « Mer mère ».
N’oublions pas que la
Méditerranée est la mer de la
diversité.
Aucune autre région du
monde n’a vu, dans un espace
aussi limité, apparaître et
s’affirmer autant de peuples
et de civilisations : Égyptiens,
Hébreux, Phéniciens, Crétois,
Grecs, Romains, Byzantins,
Gaulois, Ibères, Berbères,
Ostrogoths, Wisigoths,
Slaves, Arabes, Turcs,
Européens… Méditerranéen
par mes racines, je dis qu’il y
a six rives avec leurs spécificités,
leurs oppositions mais
aussi leurs complémentarités.
Malgré les guerres, le dialogue
des cultures n’a jamais
cessé et le flambeau de la civilisation
a toujours circulé d’une rive à
l’autre ! Nous devons rester fidèles
à cet héritage, le défendre et l’enrichir.
Cela dit, vous avez raison, le
« Choc des civilisations » a tendance
à l’emporter en Occident, de
même que le « Choc des ignorances
 ».
Certes, l’UPM, l’Union pour la
Méditerranée, lancée en 2008 par
Nicolas Sarkozy, était en soit une
bonne idée. Il lui avait fixé deux
objectifs, politique et économique,
mais avait oublié la culture,
contrairement au PEM,
Partenariat euro-méditerranéen,
lancé à Barcelone en 1995. Face
au tollé, il l’a finalement intégrée,
mais pour le moment l’UPM est
moribonde.
Je signale cependant un début
positif en politique étrangère. Le
G8, réuni les 26 et 27 mai 2011 à
Deauville par Sarkozy, a invité la
Tunisie et l’Égypte. Il a décidé de
leur donner une aide financière
pour soutenir leurs réformes.
Les banques multilatérales de
développement fourniraient, pour
2011-2013, plus de 20 milliards de
dollars (14 milliards d’euros), dont
3,5 milliards d’euros (près de 5
milliards de dollars) provenant de
la Banque européenne d’investissement
(BEI).
Les pays du Golfe contribueront
à hauteur de 10 milliards de
dollars, le reste étant fourni par
l’aide bilatérale, dont un milliard
d’euros de la France. Au total, l’aide
atteindrait 40 milliards de dollars
(28 milliards d’euros).
En outre, lors d’une réunion à
l’IMA, l’Institut du monde arabe, le
26 avril 2011, Alain Juppé a
annoncé que la France ouvrirait
« un dialogue sans complexe avec
les courants islamiques » qui respecteraient
les règles du jeu
démocratiqupe.
Il s’agit principalement du mouvement
Ennahda en Tunisie et des
Frères musulmans en Égypte.
Je note aussi que Claude
Guéant, ministre de l’Intérieur,
écrit dans Le Monde du 1er juin
2011 : « Loin d’avoir menacé notre
identité ou remis en cause notre
cohésion nationale, les générations
successives d’immigrés qui
se sont établis dans notre pays au
cours du temps ont toujours su
partager notre conception du vivre
ensemble, notre histoire nationale
et nos valeurs.
Ils y ont même largement
contribué. » Espérons qu’il va
poursuivre dans cette voie.

C’est bientôt la célébration
du cinquantenaire de l’indépendance
de l’Algérie, allez-vous
venir pour faire partie de la fête
 ?

Je serai heureux d’y participer.
Je rappelle que je suis né à
Alexandrie de père français et de
mère égyptienne.
J’ai l’habitude de dire et d’écrire
 : la France est ma patrie et l’Égypte
ma deuxième patrie. Après
avoir été correspondant du quotidien
Le Monde au Maghreb, de la
Libye à la Mauritanie, basé à
Alger, de 1973 à 1978, j’ai ajouté
l’Algérie est ma troisième patrie.
En effet, j’ai eu l’honneur et
le plaisir d’avoir cinquante
heures d’entretiens en tête-àtête
avec le président Houari
Boumediene, le président
Abdelaziz Bouteflika que j’avais
souvent interviewé m’a invité à
plusieurs reprises, je me suis
beaucoup plu dans le pays que j’ai
parcouru dans tous les sens et j’ai
été sensible à l’hospitalité des
Algériens.

(Février 2012)

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