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La guerre civile fait rage au nord du Yémen

lundi 7 septembre 2009, par Georges Malbrunot

Les combats se concentraient dimanche 06 septembre dans la vieille ville de Saada, à 240 km au nord de Sanaa, la capitale yéménite. Saada, ville morte : ses habitants sont terrés chez eux, les commerces fermés, sans eau, ni électricité, depuis le 12 août, date de la reprise du conflit entre les insurgés et l’armée. Les rebelles tirent sur la troupe depuis une forteresse en surplomb de la ville, tandis que les forces loyales au président Ali Abdallah Saleh ont recours aux blindés, postés à l’entrée des ruelles étroites de la vieille ville, fief d’une rébellion chiite qui lutte pour le rétablissement de l’imamat zaïdite, ce régime monarchique renversé par un coup d’État militaire en 1962, année où la République a été proclamée au Yémen, pays à majorité sunnite, le plus pauvre des États arabes au Moyen-Orient.
Combien de morts ? Combien de déplacés par ces violents combats, loin des caméras ? Nul ne le sait. Les ONG, telle Médecins du monde, ne peuvent plus joindre leurs équipes sur place. Les seuls affrontements du week-end auraient fait plusieurs dizaines de morts et autant de blessés de part et d’autre.
Samedi, l’armée a découvert un charnier dans la ville de Harf Soufyan, où quinze cadavres de jeunes ont été retirés. Quant aux déplacés, l’ONU les estiment à 55 000 en un mois et à 150 000 depuis le début de ce conflit oublié, à l’été 2004. Un conflit qui menace non seulement la stabilité du Yémen, déjà affaibli par al-Qaida et en butte à une sécession au sud, mais aussi celle de l’Arabie saoudite voisine, qui refoule sans ménagement les civils fuyant les combats.
« Les réserves de vivres se réduisent (à Saada) et la situation devient intenable pour les familles », avertit, depuis Genève, le haut-commissariat de l’ONU aux Réfugiés. Ces derniers jours, les appels à la trêve sont restés lettre morte. Entre protagonistes, la méfiance est totale. Vendredi, l’armée répondait aux appels de l’ONU en décrétant un arrêt des combats… et en acheminant dans le même temps d’importants renforts militaires.
Chaque camp accuse l’autre de tous les maux : le gouvernement pointe l’Iran derrière cette flambée d’activisme chiite au Yémen. Mais Sanaa peine à étayer ses accusations. « Ces hors-la-loi ne méritent que la solution militaire », jure le vice-ministre de l’Intérieur, Saleh Hussein al-Zawari. Quant aux rebelles, ils accusent Sanaa d’avoir reçu une assistance militaire de ses voisins saoudiens, déjà inquiets d’avoir vu les branches saoudienne et yéménite d’al-Qaida fusionner en janvier dernier. Et la découverte, la semaine dernière, que le kamikaze qui a cherché à tuer le prince Mohammed Bin Nayef à Djeddah venait du Yémen n’a rien arrangé.
Discrètement, l’ambassade américaine à Sanaa aurait envoyé sur place à Saada une équipe d’experts chargés d’évaluer les besoins de l’armée yéménite afin que celle-ci puisse enfin venir à bout de la rébellion.
Partageant la même inquiétude, le Conseil de coopération du Golfe a dépêché, de son côté, à Sanaa, son secrétaire général pour assurer le président Saleh de sa solidarité. « La stabilité et la sécurité du Yémen font partie intégrante de celles de la région », a déclaré Abderraahmane al-Attiya, après avoir rencontré M. Saleh, qu’il a toutefois exhorté à faire valoir « le dialogue » pour régler les problèmes du pays. ( Georges Malbrunot - Le Figaro - Lundi, 07 septembre 2009 )

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